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La Creuse, labo de la mobilité en milieu rural

La redynamisation de la Creuse passera-t-elle par la mise en place de navettes autonomes? Dans un premier temps, le territoire pourrait accueillir un site d’expérimentation spécifique, dédié aux zones peu denses. À condition de faire évoluer la réglementation.

La Souterraine, petite ville (5 300 habitants) de la Creuse, pourrait accueillir un centre d’expérimentation de navettes autonomes en milieu ouvert et rural. C’est l’une des propositions formulées à l’occasion des états généraux du Plan particulier pour la Creuse (PPC). Le PPC consiste à faire émerger des idées originales afin de relancer l’économie et la démographie du département, et pouvant être déclinées ailleurs. Il ne s’agit pas, martèle la Préfète, Magali Debatte, « d’un guichet où l’on viendrait obtenir une subvention mais d’un plan d’action co-construit ». Depuis plusieurs mois donc, élus creusois mais aussi acteurs économiques et associatifs élaborent des projets. Ainsi, la proposition de culture expérimentale de cannabis thérapeutique, jugée d’abord farfelue, a d’ores et déjà déclenché un débat national sur le sujet…

En matière de transport, La Souterraine se propose d’accueillir un pôle d’expérimentation de véhicules autonomes. « Il s’agirait d’expérimenter en milieu ouvert, sans voie réservée », explique Étienne Lejeune, président de la communauté de communes Monts et Vallées Ouest Creuse, en charge du volet transport du PPC. Compte tenu de la faible démographie et des capacités financières très limitées des collectivités, il est difficile de trouver un modèle économique pour les TC en Creuse. « Dans un premier temps, il s’agirait d’une boucle d’environ 4,5 km dans La Souterraine et ses environs, sur des pôles générateurs de trafic: la gare et son pôle intermodal, le centre-ville, le lycée d’arts appliqués… Par la suite, les navettes pourraient faire du rabattement depuis les villages jusqu’au pôle intermodal. »

Pouvoir dérogatoire

Étienne Lejeune estime que la principale difficulté pour mener de telles expérimentations reste la réglementation. Or, le PPC permet justement au Préfet de passer outre certaines contraintes.

C’est aussi sur ce pouvoir dérogatoire qu’Étienne Lejeune veut s’appuyer pour élargir le « dispositif de mobilité en milieu rural », un programme financé essentiellement par l’Europe et qui permet la mise à disposition de véhicules – de la mobylette à l’auto avec ou sans chauffeur – pour des chômeurs de longue durée, allocataires du RSA et âgés de plus de 25 ans, afin de renouer avec l’emploi. L’idée serait d’assouplir les conditions d’accès en faveur des apprentis, des moins de 25 ans et des chômeurs inscrits depuis peu. Plus complexe, le dispositif d’Intégration et révélateur de mobilité apaisé (IRMA): « Il s’agirait de recenser les petits déplacements du quotidien, notamment ceux de particuliers prêts à prendre quelqu’un à bord de leur voiture. Et d’intégrer ces petits déplacements à l’offre de transport, via une plateforme téléphonique. » Les propositions formulées dans le PPC ont été recensées et classifiées par la préfecture, qui va progressivement les présenter au gouvernement.

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Auteur

  • Olivier Jacquinot
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