François Rage. Cela a représenté un choix plus long que difficile, car nous nous sommes inscrits dans un processus de réflexion qui fait appel à la fois à des éléments politiques, d’image, mais aussi à des contraintes liées à la mobilité. Le tramway est un marqueur pour une ville et pour les citoyens, mais pouvoir se déplacer aussi rapidement qu’avec le tramway et de surcroît sur deux lignes répond aux attentes des usagers. Il a donc fallu prendre en compte tous ces éléments pour arbitrer et répondre ainsi aux attentes des Clermontois.
F. R. L’attractivité est certainement moindre, mais nous avons déjà une ligne de tramway. Par ailleurs, il faut se méfier des effets de mode. Aujourd’hui, le tramway est un marqueur fort, il ne l’était pas, plus exactement plus, il y a quelques années et il est difficile de dire s’il le sera encore dans 15 ans. Concernant le niveau de service, les études que nous avons réalisées sont formelles: Certes le nombre de passagers embarqués est un peu inférieur dans le BHNS puisque sa capacité est de 150 à 180 personnes quand celle du tramway est de 220, mais nous allons travailler sur la fréquence et la Régularité, et le confort, la qualité et le niveau du service seront les mêmes. D’autant que la ligne B sera en site propre sur la totalité de ses 11 kilomètres et la C, qui devrait parcourir environ 17 kilomètres, le sera sur une grande partie de son parcours, pour garantir ce haut niveau de service.
F. R. Nous sommes en train de travailler sur une ligne D qui devrait relier le sud et le nord de l’agglomération. L’objectif serait de la mettre en service à horizon 2032, date à laquelle les investissements liés à l’aménagement de la ligne A de tramway seront amortis. À ce stade, il est trop tôt pour en dire plus sur le tracé et les équipements de cette ligne.
