Incontestablement le grand succès de la destination sétoise (Hérault) cet été, c’est la mise en place de navettes en bateaux-bus gratuites. Du 1er juillet au 25 août, jusqu’à cinq petits bateaux promenades capables d’emporter une cinquantaine de personnes ont sillonné les canaux pour déposer les visiteurs en plein centre-ville.
Au total, près de 70 000 personnes ont emprunté ce moyen de transport rapide et ludique, après avoir déposé leur voiture sur un vaste parking gratuit de 2 000 places situé à l’entrée de la ville. « Nous estimons qu’en période de pointe, nous avons enlevé plus de 1 500 véhicules par jour du trafic du cœur de la ville qui est toujours congestionné en été. On est allé jusqu’à transporter 4 200 personnes dans une seule journée. Et les voyageurs réclament ce service », explique Aurélien Evangelisti, le directeur des transports de Sète Agglopôle Méditerranée (SEM), la collectivité territoriale qui rassemble désormais Sète et les treize autres communes du bassin de Thau. « Compte tenu de ce que nous avons observé pendant l’été, nous réfléchissons à étendre ce service de mai à octobre en 2019. Mais il faudra le financer car c’est un service de transport coûteux » poursuit Norbert Chaplin, maire de Balaruc-le-Vieux et vice-président en charge des transports à la communauté d’agglomération (SEM). En exploitation, un bateau mis à disposition de la collectivité revient à 1 200 € par jour, chef de bord et barreur compris.
Le bateau-bus de Sète a également permis de desservir le marché du mercredi matin et les grands rendez-vous culturels qui ont attiré cet été plus de 245 000 personnes dans des différents festivals. Surtout, les élus réfléchissent à un réseau de transport payant par bateaux. « On envisage de mettre en place une desserte entre Mèze, Bouzigues et Sète. C’est quinze minutes en bateau et au moins le triple pour contourner l’étang de Thau en voiture ou en bus. Mais il nous faut trouver un bateau spécialement adapté, capable de naviguer à la fois sur l’étang et sur les canaux. Et il nous faut encore obtenir une dérogation administrative pour exploiter ces bateaux sur les deux plans d’eau qui dépendent de deux réglementations différentes », poursuit Norbert Chaplin. Ce chantier-là sera envisagé cet hiver, alors que la ville de Sète entend s’inscrire dans une perspective de déplacements doux.
