Le coût des transports publics en Ile-de-France a atteint 12,4 milliards d’euros en 2017, soit 80 % de plus qu’en 2000, en monnaie constante. Dans le même temps, la contribution des usagers diminue: elle représentait 30 % du total des coûts de fonctionnement en 2000, et se situe à 22 % en 2017. En revanche, la part des entreprises, via le versement transport et les remboursements des abonnements, atteint 45 % du total. Le reste est apporté par le contribuable, qui finance les concours publics. Ces chiffres sont extraits du rapport établi à la demande de la présidente de la région, Valérie Pécresse, par le groupe de travail sur la gratuité en Ile-de-France, présidé par jacques Rapoport, ancien pdg de la RATP, et de SNCF Réseau.
Dans la Région, le passage à la gratuité priverait Ile-de-France Mobilités de 3,2 milliards d’euros de recettes, et générerait 2 % de report modal de la route vers les transports publics. « L’ajustement par l’impôt reviendrait à augmenter la contribution fiscale de 500 euros par personne et par an », rappelle Valérie Pécresse. De plus, la gratuité ne répondrait pas aux enjeux franciliens, à savoir la lutte contre la congestion et la pollution de l’air. Aujourd’hui, l’abonnement mensuel en Ile-de-France coûte 75,20 € en plein tarif. Les salariés sont remboursés à 50 % par leur employeur. Les forfaits annuels destinés aux scolaires et aux étudiants coûtent 350 € par an.
