La région Pays-de-la-Loire accompagne depuis le 5 novembre l’expérimentation par dix entreprises ligériennes d’un autocar électrique. D’une durée de dix mois, cette initiative constitue une première en France.
Plus que jamais désireuse de devenir la première région française en matière de motorisations alternatives, Pays-de-la-Loire poursuit son engagement en faveur des autocars électriques. En prolongement de l’inauguration d’une première ligne 100 % électrique en Mayenne le 31 août 2018, la Région lance, à compter du 5 novembre 2018 et jusqu’à l’été 2019, la tournée d’un car électrique dans les départements de Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Sarthe, Mayenne et Vendée et ce, en partenariat avec la Fédération nationale des transports des voyageurs (FNTV). En clair, elle donne la possibilité aux entreprises de transport de voyageurs ligériennes d’expérimenter un autocar électrique pendant les dix prochains mois.
Non moins de dix entreprises de transport de toutes tailles assurant la desserte de lignes scolaires ou interurbaines pour le compte de la Région se sont portées candidates auprès de la FNTV pour tester un car électrique. Elles le feront à tour de rôle pendant un mois environ à frais réduits puisque la Région prendra en charge 50 % du montant de la location ainsi que les frais d’acheminement du car. L’autocar utilisé sera le même que celui présentement utilisé sur la ligne Craon-Laval. Doté de cinquante-neuf places, ce véhicule ICE12 Yutong 100 % électrique offre une autonomie comprise entre 200 et 225 km.
S’exprimant sur cette nouvelle mesure en faveur du développement des mobilités durables, Laurent Gérault, conseiller régional délégué à la transition énergétique, souligne que « les retours d’expérience sur les autocars électriques sont encore peu nombreux, ce qui constitue parfois un frein pour les entreprises. Avec cette initiative unique en France, la région des Pays-de-la-Loire espère lever les incertitudes qui pèsent encore sur le recours à ce type de motorisation pour les autocars ».
Ces nouveaux développements dans le Grand Ouestdevraient être de nature à intéresser les constructeurs hexagonaux qui ne sont pas encore présents sur le marché des autocars électriques.
