Face au développement des offres de free-floating (vélos, scooters, trottinettes, gyropodes, monocycles…), et aux problèmes générés du point de vue de la sécurité routière et de l’occupation des espaces publics, la Ville de Paris a adopté une série de mesures, alliant prévention et sanctions. Ainsi, une campagne de communication est lancée pour encourager le port du casque aux usagers de trottinettes, le respect du Code de la route, et le nécessaire respect des autres usagers des trottoirs, en particulier les personnes âgées, les enfants et les personnes en situation de handicap. Les trottinettes électriques circulant sur les trottoirs seront désormais verbalisées, ainsi que l’ensemble des trottinettes en stationnement sur les trottoirs et gênant les cheminements piétons. Afin de mieux réguler l’occupation de l’espace public, un maillage dense d’espaces réservés au stationnement des trottinettes et vélos en free-floating va être adopté en concertation avec les opérateurs de ces services, en généralisant le dispositif expérimenté dans les 2e et 4e arrondissements. La Mairie de Paris proposera à tous les acteurs concernés de signer une charte, sur le même modèle que celle déjà acceptée par les opérateurs de services de location de vélos en free-floating. Tout nouveau déploiement de solution de mobilité devra faire l’objet d’une signature préalable d’une charte avec la Ville. Autre point sensible, les données recueillies par les opérateurs de mobilités en free-floating devront être partagées. Enfin, la Ville de Paris souhaite que l’hypothèse d’une redevance sur toute exploitation commerciale de l’espace public soit étudiée dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités.
