En l’espace de deux semaines, plus de 1 500 collégiens du Gard et de l’Hérault (Occitanie) ont participé au projet Care de sensibilisation au port de la ceinture de sécurité dans les cars scolaires. Le programme, mis en place par Keolis Languedoc pour ses filiales des Courriers du Midi et d’Alès, inclut un passage par le véhicule pédagogique créé par Agora Formation. En 17 secondes, ce véritable autocar animé par des vérins se couche sur le côté pour simuler un accident. Les élèves sont ensuite invités à évacuer le véhicule, en bon ordre et sans panique. En amont de cette expérience forte, les enfants reçoivent une formation appuyée par la projection d’une vidéo. « Il s’agit de convaincre les jeunes passagers de boucler la ceinture. Et cela permet aussi à nos conducteurs de se former pour réagir vite et bien en cas d’accident », explique Jean-Yves Durand, responsable Keolis du secteur Languedoc. « Nous avons choisi de sensibiliser les élèves de 6e, avant qu’ils n’arrivent à l’âge des transgressions. Et l’expérience connaît un fort impact dans l’établissement », explique Jean-Michel Rol, principal du collège Max-Rouquette, où plus de 200 élèves ont testé le car renversé.
« Lorsque le car commence à s’incliner, on perd ses repères. Maintenant, je mets la ceinture », commente Maël, 11 ans. « Au début, j’ai eu peur », poursuit une de ses petites camarades qui semble, elle aussi, convaincue de l’intérêt de boucler la ceinture, ce qui n’est pas encore la règle générale. Un sondage présenté par Kéolis révèle que 52 % des élèves transportés déclarent ne jamais la boucler, et 23,6 % le font parfois, alors que 16 % des enfants interrogés s’attachent systématiquement. « Si vous n’êtes pas attaché, alors vous devenez un projectile à l’intérieur du car, au risque de vous blesser ou de blesser vos camarades », argumente encore Hussein Bourgi, le président d’Hérault Transport, à l’issue de cette « séquence action », qui permet aussi de gérer les émotions des jeunes passagers et le processus d’alerte et d’évacuation. « Lorsque nous intervenons dans les cars, les enfants s’attachent. Notre rôle est exclusivement préventif, et ce type d’opération me paraît très positive », ajoute le commandant Jaffard, de la compagnie de gendarmerie de Lodève, partie prenante dans la sécurisation des transports dans le secteur.
L’ancien président de la région Grand-Est, Philippe Richert, a été nommé vice-président de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) le 9 novembre, par décret du Président de la République. Son mandat court jusqu’en 2024. Après une carrière politique de 32 ans, Philippe Richert avait démissionné de l’ensemble de ses mandats en septembre 2017. Le collège de l’Arafer est constitué de sept membres, choisis pour leurs compétences économiques, juridiques ou techniques dans le domaine des services et infrastructures de transport terrestre, ou pour leur expertise en matière de concurrence, notamment dans le domaine des industries de réseau. Il est présidé par Bernard Roman depuis août 2016. Anne Yvrande-Billon en est la vice-présidente depuis octobre 2014.
