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Zones de flou sur la feuille de route des « BlaBlaBus »

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Zones de flou sur la feuille de route des « BlaBlaBus »

Crédit photo Marc Fressoz

« Nous allons développer Ouibus, en 2019 et 2020, il y aura encore plus d’offres qu’aujourd’hui », notamment vers l’étranger, « Benelux, Italie », etc. Cofondateur avec Nicolas Mazella de BlaBlaCar, Nicolas Brusson a eu beau détailler le projet devant les congressistes de la FNTV, on peine encore à y voir clair. On sait deux ou trois choses: en France, la marque Ouibus ne va pas s’effacer tout de suite. Il est vrai que la SNCF a dépensé des millions d’euros en marketing pour l’imposer. Mais à terme « ce sera BlaBla quelque chose » indique Nicolas Brusson. Autre élément, Roland de Barbentane, le directeur qui avait succédé à Maria Arti pour tenter de mettre sur pied l’ex IDbus, reste à bord.

Comment BlaBlaCar va-t-il conduire à l’équilibre les cars SLO de la SNCF? « Je ne sais pas vous dire quand ils seront rentables », répond Nicolas Brusson. En 2017, ils ont perdu 36 millions d’euros (45 en 2016) pour 55 millions d’euros de CA (45 en 2016). Déjà, avant de céder 100 % de la société, la SNCF va mener à terme le changement de modèle, avec un plan social déclenché le jour même de l’annonce de la vente, et qui porte sur plus d’une centaine de conducteurs. But: ne plus posséder un seul autocar et travailler en partenariat ou en sous-traitance avec des transporteurs, comme le fait FlixBus, principal concurrent de Ouibus. « Nous espérons que la nouvelle donne va assainir le marché, en stoppant le soutien de la SNCF à Ouibus », lâche Yvan Lefranc-Morin, le patron de FlixBus.

Modes complémentaires?

Le pari du futur propriétaire des « BlaBlaBus » réside dans la commercialisation via sa plateforme et celle de oui-sncf, de trajets d’un point A à un point B combinant cars Ouibus + covoiturage BlaBlaCar. « Le nerf de la guerre, c’est la distribution », assure Nicolas Brusson. Intérêt pour l’intégrateur: orienter les flux pour « ajuster le taux de remplissage » des cars, variable économique majeure. Mais comment BlaBlaCar, dont l’ADN est « le covoiturage longue distance » va-t-elle combiner deux modes qui, assure Nicolas Brusson, ne sont « pas concurrents mais complémentaires ». En s’orientant sur le covoiturage courte distance pour les premiers et derniers kilomètres? En faisant du car à la demande? « Quand, il y aura cinq demandes sur un trajet, BlaBlaCar orientera sur du covoiturage, quand il y en aura 30 ce sera sur du car », avance un haut dirigeant du groupe SNCF. La SNCF, qui va entrer au capital de BlaBlaCar avec un poste d’observateur, joue un jeu dangereux: participer à la construction d’un concurrent rentable des TER et des TGV Ouigo.

Parc bus UTP

Pour sa 11e édition, l’étude de l’UTP sur le parc de véhicules des transports urbains fait le point sur l’évolution des motorisations depuis 2010. Ce parc de véhicules fera l’objet d’importantes évolutions dans les années à venir, en raison des engagements et obligations de la loi relative à la Transition énergétique pour la croissance verte du 18 août 2015, dite loi TECV, et son décret sur les véhicules à faibles émissions, ainsi que de la prochaine directive européenne sur les véhicules propres.

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Auteur

  • Marc Fressoz
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