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Des vœux et débats

Étape.

Que souhaiter pour 2019? En dehors des traditionnels vœux de bonheur, santé et réussite, il est bien hasardeux de se risquer à dessiner des tendances, voire à prédire l’avenir. D’autres en ont fait les frais, en annonçant pour 2018 le retour à la cohésion sur des chemins pavés de renouveau. Chacun sait bien au fond de lui-même que rien ne change véritablement entre le 31 décembre et le 1er janvier. Le passage calendaire d’une année à l’autre est avant tout symbolique, proche du solstice d’hiver, il peut marquer le basculement vers des jours qui rallongent. Mais tout cela n’est que le cycle des saisons, toujours recommencé. Au-delà des traditions et des conventions sociales, le démarrage de la nouvelle année peut donner l’occasion de faire le point, de se livrer à un bilan d’étape pour mieux appréhender la suite.

Soubresauts.

Tout comme 2018, il y a fort à parier que 2019 ne connaîtra ni grand soir ni grand matin… tout ce qui était en germe se développera, avec plus ou moins d’ampleur. Et la mobilité restera un des sujets phares de l’actualité politique, économique et sociale, pas seulement dans les colonnes de Bus&Car Connexion. Après un printemps 2018 dopé par les effets de la grève à la SNCF, les autocaristes ont terminé l’année de façon mitigée. Les difficultés sociales qui se sont cristallisées en novembre et décembre ont fortement impacté le secteur du transport routier de voyageurs: voyages de fin d’année annulés, trajets réguliers retardés ou allongés du fait des blocages routiers… Des mesures de soutien ont été négociées par les organisations professionnelles avec les pouvoirs publics. Pour autant, cette situation démontre la vulnérabilité de l’activité aux soubresauts de la contestation sociale.

Concertation.

L’expression du mécontentement de nos concitoyens, si légitime soit-elle, joue précisément contre la dynamique des territoires, et pénalise encore plus fortement ceux qu’elle prétend défendre. Et ces formes de mobilisation pourraient bien renaître dans les prochains mois. Le grand débat national sera aussi l’occasion de remettre sur la table l’ensemble des questions liées à la mobilité… Pourquoi pas? la profession est rompue aux processus de concertation: les États généraux de la mobilité durable, organisés par l’ensemble des acteurs du secteur en 2017, étaient censés préparer l’élection présidentielle. Les Assises nationales de la mobilité, lancées en septembre de la même année par le gouvernement, devaient préparer les évolutions législatives… qui se sont engagées parallèlement. Le grand débat permettra peut-être de construire un projet partagé, et de nourrir l’examen parlementaire du projet de loi d’orientation des mobilités. À moins qu’il ne le remette en cause fondamentalement.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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