Une centaine d’élus d’Île-de-France ont demandé aux autorités « d’abandonner au plus vite le Charles-de-Gaulle Express », la future liaison qui doit relier Paris à l’aéroport de Roissy. Le préfet de région, Michel Cadot, a été chargé par la ministre des Transports, Élisabeth Borne, d’une mission de concertation sur ce projet. Les élus locaux redoutent que le chantier ne pénalise trop fortement les usagers quotidiens, notamment ceux du RER B. Île-de-France Mobilités, présidé par Valérie Pécresse (LR), la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, et le président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, avaient déjà demandé en décembre la suspension des travaux.
La ligne ferroviaire CDG Express doit relier à partir du 1er janvier 2024 la Gare de l’Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l’aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 €. Le groupement constitué par Keolis et la RATP a été désigné par l’État le 19 décembre pour exploiter cette ligne. Le groupe Transdev, dont l’offre n’a pas été retenue, a retiré la plainte qu’il avait déposée devant l’Autorité de la concurrence, arguant que les deux sociétés sont déjà en situation monopolistique sur le réseau ferroviaire francilien.
