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Immatriculations: confirmation d’une année de stagnation

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Immatriculation des bus et cars neufs en 2018 en France (source: CSIAM)

Crédit photo Grégoire Hamon

Pour la troisième année consécutive, les ventes de bus et cars sont restées dans le rouge en 2018, mais l’hémorragie s’est stoppée. Après une baisse de 10 % en 2016, puis 4 % en 2017, le marché des bus et cars n’a cédé que 1,6 % en 2018. Avec 6 230 unités, contre 6 329 en 2017, le volume est « très proche de l’an passé », a souligné Thierry Archambault, président délégué de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle (CSIAM), lors d’un point presse qui s’est tenu le 10 janvier à Paris.

De fait, de janvier à décembre 2019, les immatriculations de cars ont reculé de 2,4 % par rapport à l’année précédente avec 4 542 unités, alors que celles des bus n’ont reculé que de 0,6 %, à 1 653 unités. « Le marché est marqué par la forte incertitude qui prévaut chez les transporteurs, qui ne savent pas vraiment vers quelle motorisation se tourner. De plus, on assiste à un mouvement continu de concentration des acteurs. On est passé de 1 900 transporteurs à 1 600, il est possible que la concentration se poursuive pour arriver à 1 400 transporteurs dans deux ans. Ceci amènera forcément à une réduction du nombre de véhicules. Ainsi, le marché, qui tourne actuellement autour de 6 000 véhicules par an, pourrait se fixer à 5 500 véhicules », analyse Christian Giraudon, directeur des ventes d’Otokar, et chargé de la commission bus et autocars au sein de la CSIAM. Le volume est donc conforme aux attentes et à la capacité du marché, et devrait rester dans ces mêmes eaux pour 2019. Ce qui ne désole pas les constructeurs: « Un volume comparable tous les ans, ce serait parfait », commente ainsi Jean-Yves Kerbrat, président de MAN Truck&Bus.

Des tendances en germe

« Le marché s’est stabilisé l’an passé », reconnaît également Nadia Omeyer, responsable marketing d’EvoBus France et porte-parole des constructeurs de bus et cars auprès de la CSIAM. « Selon les premiers éléments dont nous disposons, la baisse du marché cars s’explique essentiellement par celle de l’activité tourisme, qui retrouve le même volume que celui qui prévalait avant l’arrivée des Cars Macron », explique-t-elle. Une analyse approfondie par Christian Giraudon, qui considère que cette baisse est avant tout imputable aux réponses très tardives aux appels d’offres. « Le marché du tourisme ne représente que 120 véhicules par an. Ce sont les cars scolaires et les lignes interurbaines qui tiennent le marché. Or, on constate des réponses de plus en plus tardives des collectivités lors des appels d’offres. Trop souvent, les demandes sont envoyées le 15 août pour une réponse le 1er septembre avec 40 véhicules, ce qui crée de vrais problèmes de prévision et des décalages dans les commandes, et donc les livraisons », observe-t-il. La livraison des chiffres détaillés du marché, qui interviendra dans quelques semaines, permettra d’affiner ces analyses.

En termes de transition énergétique, 2018 n’a pas bouleversé la donne. « Nous verrons surtout en 2020 les vraies tendances du marché, les gros appels d’offres vont arriver, notamment celui de la RATP. Jusqu’à maintenant, la part des véhicules propres augmente de 1 % chaque année. Nous verrons dans deux ans s’il y a un saut et si la motorisation électrique se diffuse dans l’urbain, avec, je pense, toujours une majorité dans le GNV. Mais je crois que l’énergie fossile a encore quelques années devant elle », affirme Christian Giraudon.

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  • Grégoire Hamon
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