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Le Grand Est prépare l’ouverture à la concurrence de dessertes ferroviaires transfrontalières

La région Grand Est et le Land de Sarre lanceront un appel d’offres commun pour renforcer les dessertes ferroviaires Sarrebrück-Metz et Sarrebrück-Strasbourg à l’horizon de décembre 2024. Cette première française pour l’ouverture à la concurrence de services transfrontaliers pourrait être étendue à d’autres lignes du même type par la suite.

Six ans! C’est le temps qu’il faudra pour voir aboutir le renforcement des dessertes ferroviaires des lignes Sarrebrück-Metz et Sarrebrück-Strasbourg. Car ce n’est pas avant décembre 2024 que seront mises en place les nouvelles dessertes. Selon David Valence, vice-président délégué aux transports de la région Grand Est, ce laps de temps s’explique par « la nécessité pour nos amis Allemands de lancer les procédures d’attribution des lots. Ils doivent, en effet, passer leurs marchés courant 2019. Aussi, et comme nous avons senti que nos arguments avaient fini par convaincre, nous devrions lancer une première commande commune de matériel Régiolis tricourant dans le courant du premier semestre 2019. Nous bénéficierons, sur ce point, d’aides européennes. L’interopérabilité, c’est-à-dire la capacité pour cette version unique du train transfrontalier pour la Sarre, la Rhénanie-Palatinat et la région Grand Est de circuler à la fois sur les lignes françaises et allemandes, est compliquée tout comme l’est également le montage du marché ».La première urgence résidait donc dans l’acquisition de rames neuves qui prendront la relève d’engins monocaisse diesel mis en service au début des années 2000.

Puis, à l’issue d’un appel d’offres dont la date de lancement n’est pas encore formalisée, les deux lignes précitées seront attribuées à un opérateur fin 2023. « Nous voulons profiter de l’ouverture à la concurrence pour avoir un autre modèle d’exploitation. Cela n’exclut pas, pour autant, les opérateurs historiques que sont la SNCF et la DB », ajoute David Valence.

Davantage d’offres pour le même prix

Cette ouverture à la concurrence ne signifiera pas, pour autant, un allègement des coûts pour les deux autorités organisatrices de transport ferroviaire. Ces dernières estiment que pour le même prix qu’aujourd’hui, elles peuvent avoir beaucoup plus d’offres. Avec l’existence d’horaires de travail de plus en plus décalés, il sera aussi recherché un cadencement des lignes avec, au mieux, une desserte à la demi-heure et, au pire, toutes les deux heures. Car « l’absence de dessertes en nombre suffisant en milieu de journée nuit à l’attractivité de l’offre ferroviaire. Il est donc vraisemblable que la mise en place d’un cadencement régulier et prévisible ait un effet d’entraînement et de transformation de choix individuels », poursuit David Valence.

Au-delà de l’acquisition commune des nouvelles rames et de la définition des futurs horaires des lignes concernées, les partenaires se sont engagés également à améliorer l’information aux voyageurs transfrontaliers ainsi que les tarifications transfrontalières et combinées avec les réseaux de transports publics locaux.

Ce n’est pas tant, toutefois, l’amélioration des temps de parcours entre les métropoles françaises et allemandes qui sera recherchée, mais bien une régularité de l’offre et un accroissement des fréquences.

L’accord intervenu le 6 novembre 2018 permettra aussi d’optimiser les investissements à réaliser pour le développement du transfrontalier grâce, notamment, à une mobilisation efficace des fonds européens.

Extension à de nouvelles liaisons

En marge de la mise en œuvre d’améliorations sur les liaisons Trèves-Perl-Metz dans un second temps, d’autres appels d’offres pourraient être lancés ultérieurement pour renforcer les services transfrontaliers à partir des lignes françaises Strasbourg-Wissembourg et continuation sur Neustadt et Strasbourg-Lauterbourg. Ils pourraient également être étendus à d’autres pays limitrophes de la région Grand Est, comme le Luxembourg et la Suisse.

Les six années évoquées en guise de préambule ne seront, toutefois, pas de trop pour préparer le réseau à une densification à venir des circulations. C’est en particulier le cas pour la mise en place d’une quatrième voie sur la section Strasbourg-Vendenheim. Les travaux viennent tout juste de commencer. Ils permettront de faire passer quatre TER supplémentaires par heure à partir de 2022.

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Auteur

  • Olivier Constant
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