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Cars de tourisme: mobilisation anti-cabotage à Paris

Le 15 février, une opération de contrôle des cars de tourisme dans la capitale a permis de relever 42 infractions en trois heures. Menés conjointement par la direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement (DREIA), la Direccte et la préfecture de police de Paris, ces contrôles visaient à lutter contre la concurrence déloyale dans le transport routier de voyageurs, dénoncée de longue date par les professionnels.

Elle fait suite aux actions de sensibilisation réalisées par la FNTV auprès des différentes autorités de contrôle relatives à la lutte contre la concurrence déloyale que subissent les entreprises françaises de transport routier de voyageurs. Le résultat est conforme à la réalité de ce que vivent les entreprises: 54 autocars étrangers ont été contrôlés et 15 d’entre eux se sont révélés être en infraction.

Au total, 42 infractions ont été relevées pour les motifs suivants: 16 pour absence d’attestation de détachement à bord du véhicule ou attestation non conforme; 12 pour non-respect de la réglementation sociale européenne dont 1 relative à une prise insuffisante du temps de repos hebdomadaire; 5 interdictions de circuler pour absence de vignette « crit’air «; 9 pour non-respect du Code de la route ou Code des transports.

Bonnets noirs

La FNTV souhaite que de nouveaux contrôles soient menés plus régulièrement, en particulier pendant la haute saison touristique. Pour poursuivre ces actions, la FNTV participe activement au groupe de travail lancé avec la DRIEA et la DIRECCTE concernant certaines plateformes numériques pouvant s’apparenter à des agences de voyages illégales.

Parallèlement à cela, depuis quelques mois, un groupe d’autocaristes surnommés les « bonnets noirs » ont entrepris des opérations « coup de poing » contre le cabotage. Il faut bien reconnaître que l’action de ces « francs-tireurs » a contribué à mobiliser les pouvoirs publics…

Au-delà des difficultés liées aux pratiques peu scrupuleuses de certains autocaristes étrangers, le durcissement de la réglementation parisienne fait qu’il est de plus en plus difficile de transporter des touristes dans la capitale. Si les professionnels acceptent de s’adapter aux normes liées aux émissions polluantes, ils sont unanimes pour pointer le manque de places de stationnement dédiées, alors que la Ville de Paris s’apprête à augmenter encore le prix du Pass autocar. Pour éviter de collectionner les PV de stationnement, les chauffeurs n’ont qu’une alternative: continuer à rouler, et donc d’augmenter les émissions polluantes…

Et la perspective des prochaines municipales n’arrange rien. Les élus parisiens ne cessent de durcir le ton face aux autocars, pour complaire à leurs électeurs. Pourtant, l’accueil des millions de touristes attendus en 2024 nécessitera forcément de recourir au transport routier. D’autant plus que certains grands projets ferrés risquent de ne pas être au rendez-vous.

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Auteur

  • S. G.
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