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Contrat d’avenir: la région Pays-de-la-Loire obtient des avancées

La région Pays-de-la-Loire va profiter de nouvelles avancées au plan ferroviaire en prolongement de la signature d’un contrat d’avenir avec l’État le 8 février 2019. Revue des principales mesures qui, pour certaines, ne seront effectives qu’à moyen ou long terme.

L’abandon du projet d’aéroport à Nantes – Notre-Dame-des– Landes le 17 janvier 2018 a conduit l’ensemble des acteurs des Pays-de-la-Loire à proposer le principe de la signature d’un contrat d’avenir. Dévoilé à Nantes le 8 février 2019 à l’occasion de la visite du Premier ministre, Édouard Philippe, ce contrat comporte non moins de onze projets ferroviaires.

Sans surprise, le premier d’entre eux concerne l’amélioration de la desserte de l’aéroport, ce dernier faisant face à une augmentation très importante de son trafic et à une congestion progressive de ses parkings autos. L’État concourra donc, dans un premier temps, à hauteur de 1,25 million d’euros au schéma directeur d’accessibilité de Nantes-Atlantique. Concrètement, cette amélioration pourrait intervenir par voie de transport public ferrée (liaison ferroviaire à partir de la ligne TER existante Nantes-Pornic ou tramway) ou routier.

Véritable colonne vertébrale du réseau de transport ligérien, l’axe Le Croisic/La Baule/ Saint-Nazaire/Nantes/Angers/ Le Mans/Paris va bénéficier d’une même amélioration. La liaison vers/depuis Paris fera, en effet, partie des trois axes bénéficiant au plan national du nouveau mode de signalisation répondant aux standards européens, dit ERTMS 2. Il permettra de faire circuler plus de trains tout en améliorant leur régularité.Ces travaux, pour un début de déploiement au cours de la période 2023/2027, seront d’autant plus bienvenus que la section Sablé-Angers-Nantes est aujourd’hui saturée aux heures de pointe.

Feu vert au barreau sud de Paris

Pour ce qui représentait également une attente forte, une voie supplémentaire sera créée entre Massy et Valenton. La réalisationde la première tranche du barreau sud de Paris d’ici la fin du quinquennat améliorera les liaisons TGV province/province depuis et vers l’ouest de la France ainsi que l’accès aux plateformes aéroportuaires d’Orly et surtout Roissy.

Toujours au chapitre des créations mais sous forme de projet cette fois, les études pour la réalisation d’un barreau de ligne nouvelle entre Rennes et Redon ont été inscrites dans la Loi d’orientation des mobilités (LOM). Ainsi, une liaison performante, proche d’une heure, pourrait être mise en place entre les deux métropoles régionales de Nantes et Rennes. Elle permettrait, ainsi, de rapprocher les temps de parcours de ceux de la route, l’itinéraire routier étant, de surcroît, plus direct.

Nouveaux engagements de l’État

Se faisant fort d’indiquer que 93 % des opérations du volet ferroviaire du contrat de plan– État-Région (CPER) 2015-2020 auront été lancées d’ici fin 2019, l’État a confirmé le statut national de la ligne Nantes-Bordeaux. Pourtant, il n’y circule plus actuellement qu’un seul Intercités en sus des TER. À la faveur des travaux déjà engagés, l’infrastructure, tout au moins dans sa partie Nantes-La Rochelle, devrait avoir retrouvé tout ou partie de sa performance antérieure à l’été 2021. Au-delà du contournement ferroviaire des sites industriels de Donges (ligne Nantes – Saint-Nazaire), de la modernisation de la ligne TER Clisson– Cholet, de la finition des tout derniers travaux du pôle d’échanges multimodal de la gare de Saint-Nazaire (800 000 voyageurs par an) et du transfert des installations ferroviaires de l’île de Nantes, ce sont deux autres projets sur lesquels l’État a pris de nouveaux engagements.

Le premier a trait à la ligne Le Mans-Alençon dont l’état de la double voie s’est progressivement dégradé ces dernières années jusqu’à entraîner la mise en place de ralentissements. L’État financera donc exceptionnellement en totalité les premiers travaux d’urgence à hauteur de 3,8 millions d’euros. Il va également apporter un complément de financement de 1,3 million d’euros au profit de la section Retiers-Châteaubriant (provisoirement fermée). Pour garantir la réalisation immédiate des travaux par SNCF Réseau, la Région a confirmé son engagement à verser 6,4 millions d’euros supplémentaires sur cette opération et, si nécessaire, à faire l’avance de la part de l’État.

Qu’on ne s’y trompe pas, toutefois. Certaines des opérations conduites ne produiront leurs effets qu’à moyen ou long terme.

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