Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Circuits

Alternative.

Autorisé en France depuis la fin 2016, l’ED 95 va enfin faire son entrée dans le paysage des transports de voyageurs. Après quelques expérimentations concluantes, une flotte de cars Scania Interlink au bio-éthanol va desservir l’île d’Oléron. Soutenu par les pouvoirs publics, ce carburant est très utilisé en Suède, où plus de 600 bus roulent à l’ED 95 aujourd’hui. La solution semble bénéfique à plus d’un titre, puisque ce biocarburant permet de réduire à la fois les émissions de CO2, de polluants type NOx et de particules fines. Excellente alternative au diesel, l’ED 95 utilisé aujourd’hui en France est, de plus, produit localement par la société Raisinor à partir de moût de raisin. Boire et conduire devient donc possible, à condition de contrôler sa consommation, de différer les deux activités, ou de se contenter de jus de raisin non fermenté…

TTE 2019.

Plus sérieusement, cette première adoption en France de l’ED 95 prouve que de multiples voies sont possibles, et que la transition énergétique doit passer par les territoires. Les Régions, qui se sont emparées du sujet, en témoigneront d’ailleurs à l’occasion de la conférence Transports et Transition énergétique organisée par Bus&Car Connexion le 4 juin à Paris. Une matinée qui permettra aux acteurs de la mobilité décarbonée de revenir sur les initiatives les plus riches d’enseignements pour saluer les réussites, mais aussi pointer les contraintes et les blocages de la démarche. Dans tous les cas, il n’existe pas de solution standard, mais une infinité de combinaisons qui vont permettre à chaque territoire de définir son mix énergétique.

Territoires.

Si les Régions sont parties prenantes, et même cheffes de file en la matière, c’est bien aussi aux différents bassins de vie de mettre en musique à leur échelle les nouvelles composantes d’une mobilité efficace et accessible à tous. Pour y parvenir, le débat sur la LOM continue. Au passage, certains élus en profitent pour mettre en cause les conséquences de la loi NOTRe. D’autres, comme l’Assemblée des Communautés de France (AdCF), appellent au contraire à en renforcer les effets pour un fonctionnement plus démocratique des intercommunalités. Objectif: donner la priorité au projet de territoire et aux politiques publiques associées, en mettant de côté les effets d’annonces et la politique politicienne. Une réponse au malaise social et au besoin de vitalité citoyenne qui s’exprime, bien au-delà des protestations des gilets jaunes. Et là aussi, une meilleure utilisation des énergies au niveau local.

Retour au sommaire

Auteur

  • Sandrine Garnier
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format