La société anonyme d’économie mixte d’exploitation du stationnement (Saemes) de la Ville de Paris, qui fête ses 40 ans cette année, n’a pas attendu le vote de la Loi d’orientation des mobilités (LOM) pour ouvrir ses données. En choisissant d’anticiper cette démarche dès 2015, la Saemes fait figure de pionnière. « Notre plateforme open data est ouverte depuis mars 2016, précise Sylvie Taburel, responsable marketing de Saemes. Nous proposons 14 jeux de données, à disposition du public et des différents acteurs de la mobilité. Les informations mises en ligne vont de l’accessibilité à la géolocalisation, en passant par les différents services existant dans les parcs et, bien sûr, la disponibilité des places de stationnement en temps réel. » Ainsi les places libres sont visibles sur l’appli Kazakar.
En ayant choisi d’ouvrir ses données, la Saemes s’est placée dans une logique de lutte contre l’autosolisme, qui vise à fluidifier la circulation, et donc à accélérer la rotation du stationnement. Pour autant, le gestionnaire de parking ne souhaite pas sortir de son cœur de métier. « L’objectif est d’améliorer la lisibilité de l’offre, et de la rendre accessible aux automobilistes, via les applications qui reprennent nos données. Cela va bien au-delà de la seule action de la Saemes. D’ailleurs, nous travaillons avec d’autres acteurs de la mobilité, comme la Fabrique des Mobilités, et nous sommes en relation avec des incubateurs tels que Numa. Nous participons également au comité trimestriel de l’open data d’Île-de-France Mobilités, et nous avons des échanges avec le pôle innovation et data de la Ville de Paris, toujours sur le sujet de l’open data », poursuit Sylvie Taburel.
La Saemes gère 90 parkings en Île-de-France, dont le stationnement de surface de la ville de Gentilly. Ces dernières années, la Saemes a fortement investi dans la rénovation de ses parcs, ainsi que dans la modernisation des équipements et l’accompagnement des nouvelles mobilités: 120 bornes de charge rapide ont été installées, les consignes à casques gratuites sont progressivement déployées, et les places dédiées à l’autopartage se multiplient. Les parkings publics représentent près de 77 % de l’activité totale de la Saemes, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 43,7 millions d’euros en 2017. Effia est entrée au capital de la Saemes en 2016, à hauteur de 33,27 % du total.
