Le Grand Débat, c’est terminé… enfin presque. Les consultations en ligne se sont achevées le 18 mars, suivies par les conférences citoyennes régionales. En avril, c’est au tour de l’Assemblée nationale de se pencher sur les thématiques de réflexion proposées. Avant la production des synthèses, qui devront à leur tour être reprises, ou pas, dans les différentes actions gouvernementales. Forcément, tout le monde a joué le jeu, à commencer par les différentes organisations professionnelles de la mobilité, les représentants des autorités organisatrices, ceux des usagers…
Les documents produits par la FNTV, l’UTP, le Gart, la Fnaut et bien d’autres viennent rappeler les fondamentaux du transport de voyageurs. Si les attentes des uns et des autres peuvent diverger sur certains points, l’ensemble des acteurs se retrouve pour demander une politique cohérente, réaliste et stable, aussi bien sur l’articulation des modes de transports que sur le financement des infrastructures ou les conditions de mise en œuvre de la transition énergétique. Rien d’autre, en somme, que ce qui avait déjà été rodé lors des États généraux de la mobilité durable, puis affiné pendant les Assises de la mobilité, tout juste refermées et déjà presque oubliées…
Les quatre thématiques du Grand Débat (Transition écologique, Fiscalité et dépenses publiques, Démocratie et citoyenneté, Organisation de l’État et des services publics) sont traversées par les questions de mobilité et d’accessibilité. Les transports devraient figurer en bonne place dans le nouveau contrat social à venir, seule porte de sortie acceptable à la crise de confiance qui menace notre démocratie. Bien sûr, il n’existe pas de réponse unique ou de formule magique, mais il est urgent de donner un cap, de définir ensemble un futur souhaitable pour notre pays, et une trajectoire pour y parvenir dans un effort commun. Le vrai risque serait de ne rien décider pour se perdre dans une concertation qui s’étiole…
