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et la CTS démantèle les siens

Petit voyage dans le temps. Trente-quatre ans après la neutralisation de son réseau originel, Strasbourg est à nouveau sillonné par une ligne de tram à partir du 26 novembre 1994. Pour permettre à la CTS d’assurer son exploitation, 26 Eurotram ont été commandés dès 1991 à la société helvético-suédoise ABB. En sa qualité d’autorité organisatrice, la communauté urbaine de Strasbourg a opté pour ces rames parce qu’elles disposent d’un plancher bas intégral facilitant l’accès des passagers ainsi que de larges surfaces vitrées offrant une vue inédite sur la ville. Un quart de siècle plus tard, « leur entretien coûte cher, notamment du fait que de nombreuses pièces ne sont désormais plus produites. C’est le cas depuis dix ans pour certaines, et même quinze ans pour quelques-unes d’entre elles », explique-t-on dans les ateliers de la CTS.

Tri et optimisation

Ces rames sont, par ailleurs, devenues trop petites pour répondre aux besoins du trafic passagers de la compagnie. Résultat: cette dernière a décidé de se séparer de douze d’entre elles. « La piste d’une revente à un autre réseau a été explorée, mais elle n’a pas abouti, notamment car ce type de matériel est complexe d’entretien », indique Sébastien Lasfargue, le directeur de production de l’entreprise. Le choix s’est donc porté sur un démantèlement en deux phases. Dans un premier temps, des agents de la CTS ont été chargés de démonter tous les éléments pouvant servir de pièces de rechange pour les Eurotram toujours en circulation. Quelque 156 lignes d’éléments, allant de pare-brise à des mécanismes de porte, vont ainsi être revalorisées et permettre quelque 1,7 million d’euros d’optimisation.

Dans un second temps, les rames désossées – et découpées en trois pour permettre leur déplacement – ont été confiées à Métalifer, une société strasbourgeoise spécialisée dans le recyclage des métaux. « La solution mise en place est équilibrée: Métalifer prend en charge les rames en venant les chercher, puis assure leur destruction en faisant le tri entre les différents matériaux », précise Sébastien Lasfargue en pointant une démarche éco-responsable intégrée à la politique RSE de l’entreprise. Commencée il y a un peu plus d’un an et demi, l’opération doit s’achever en ce mois d’avril.

Le retrait de ces 12 Eurotram a été compensé par la mise en circulation progressive, depuis deux ans, de 22 nouvelles rames Citadis. Dans le cadre d’un accord-cadre avec Alstom, douze avaient été commandées dès 2014. Elles circulent déjà sur le prolongement du réseau jusque dans la commune allemande de Kehl et transiteront sur deux extensions prévues, respectivement, en ce mois de juin et fin 2020 dans les quartiers de la Robertsau et de Koenigshoffen.

La CTBR cède sa place à une SPL interurbaine

Dans le cadre du changement statutaire en cours de son actionnaire majoritaire, en l’occurrence la CTS, et de la clôture de la DSP transports interurbains de la région Grand Est, la Compagnie des transports du Bas-Rhin (CTBR) n’a plus vocation à exister sous la forme d’une société par actions simplifiée. Afin d’assurer la continuité de ses missions à partir de ce 1er septembre, décision a été prise de créer la Société publique locale pour les transports interurbains de l’agglomération strasbourgeoise. Sa fondation a été actée, ce 11 mars, par les élus du conseil régional du Grand Est et de l’Eurométropole de Strasbourg, collectivités qui détiennent respectivement 80 % et 20 % de ses parts. David Valence, le vice-président de la région chargé des transports, a été élu à sa présidence, tandis que Guillaume Tierny a été choisi pour assurer sa direction générale. Actuellement à la tête de Keolis Marmande et Keolis Gascogne, ce dernier a pris ses fonctions à Strasbourg le 3 avril.

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Auteur

  • Philippe Wendling
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