Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, a choisi, la Journée des droits des femmes pour présenter plusieurs initiatives visant à lutter contre le harcèlement et l’insécurité dans les transports en commun. La principale d’entre elles vise à permettre aux usagères des bus des TCL (Transports en commun lyonnais) de descendre par l’avant entre deux arrêts. « Ce service doit permettre de descendre au plus près de son domicile ou de son lieu de destination. Il apportera plus de confort et permettra de renforcer le sentiment de sécurité sur l’ensemble du réseau », fait valoir la présidente du Sytral. Cette mesure, en place sur une ligne depuis le 8 mars, sera étendue à quatre autres lignes mi-avril. Elle peut être activée entre 22 heures et la fin du service. Le lieu de l’arrêt est laissé à l’appréciation du chauffeur qui doit être prévenu dès la montée par la ou les passagères souhaitant descendre entre deux arrêts. Le Sytral se donne six mois pour évaluer ce dispositif et l’étendre ou pas à d’autres lignes de l’agglomération, en privilégiant les lignes qui ont fait l’objet de marches exploratoires.
Au-delà de ce service, le Sytral a également signé un partenariat avec Mon Chaperon, une start-up qui propose, via une application, de trouver un « co-voyageur » pour partager les trajets en commun et ainsi réduire le sentiment d’insécurité. Il vient également d’ouvrir sur son site Internet une page dédiée aux signalements d’agressions sexuelles qui auraient lieu sur son réseau. Partant de ces signalements, l’objectif est d’enquêter sur ces infractions, mais aussi d’accompagner les victimes vers un dépôt de plainte si elles le souhaitent. Enfin, il poursuit la mise en place de « marches exploratoires », ces trajets effectués par des groupes de femmes permettant de repérer les éléments susceptibles de générer de l’insécurité. Quatre lignes ont déjà fait l’objet de telles marches, une autre est en cours.
