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Marc Charlet, directeur général du pôle Mov’eo

« Pas de véhicule autonome sans infrastructure connectée »

Mov’eo est implanté en Ile-de-France et en Normandie, ce territoire concentrant plus de 70 % des capacités de recherche sur l’automobile et la mobilité. Ce pôle de compétitivité entend faire travailler ensemble les principaux acteurs de cette filière sur la mobilité du futur. Ce réseau associe aujourd’hui plus de 40 grands groupes, 200 PME et startup, 40 établissements de recherche et d’enseignement supérieur, et 30 collectivités. Le point avec Marc Charlet, son directeur général.

Bus&Car Connexion. Les membres de Mov’eo sont-ils engagés sur des projets de transport spécifiques aux jeux Olympiques de Paris 2024?

Marc Charlet: Il n’y a pas encore de projets dédiés aux jeux Olympiques, mais les projets actuels vont tous dans le même sens. Je pense que les J.O. vont favoriser la mobilité électrique, partagée et autonome, ces composantes étant reprises en tout ou partie par les projets que nous supportons. Ainsi, la France vient de franchir la barre des 2 % des véhicules électriques (décembre 2018), contre 1 % il y a un an. Sur la mobilité partagée, l’autopartage décolle et d’autres modes se développent, comme les scooters électriques proposés par Cityscoot, que nous soutenons, et qui font actuellement un carton avec 2 000 engins déployés. Enfin, la mobilité autonome est actuellement testée avec des voitures et des navettes en Ile-de-France et en Normandie, et j’espère que nous aurons des services de robots-taxis, bien que cela nécessite une infrastructure intelligente. Nos entreprises travaillent sur cet aspect, notamment à travers le projet SAM qui a été déposé dans le cadre du programme Evra de l’Ademe, et qui consiste à expérimenter le véhicule autonome à grande échelle avec différents cas d’usages pour du transport public et particulier. Ainsi, nos entreprises vont apporter des briques qui permettront de répondre aux problématiques générées par les J.O.

BCC: Les entreprises seront-elles prêtes à déployer des véhicules autonomes qui dépasseront le stade du prototype pour 2024?

M. C.: Il y a des signaux forts qui permettent de dire qu’on va passer rapidement de la phase démonstration à la phase service et je suis persuadé qu’en 2024, il y aura des services de mobilité qui feront appel aux véhicules autonomes. En revanche, ils ne seront pas forcément capables de répondre à tous les cas d’usages, mais au moins ils seront opérationnels sur des portions spécifiques et dédiées qui disposeront d’une infrastructure communicante a minima.

BCC: Donc pas de véhicules autonomes sans communication véhicule à infrastructure (V2X)?

M. C.: Effectivement, un véhicule seul avec capteur n’a pas une connaissance assez fine de son environnement pour éviter des accidents. Prenons le cas d’une voiture autonome arrêtée à un feu de signalisation et qui s’apprête à démarrer au vert, alors qu’au même moment une autre voiture, venant à angle droit cachée par des immeubles, grille le feu. Sans connexion avec l’infrastructure, vous risquez l’accident. Il faut par exemple des capteurs insérés dans les feux de signalisation pour alerter en cas de danger. Le développement de la route connectée V2X doit s’effectuer en parallèle avec la voiture connectée.

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