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Chimères

Aérien.

Le coup d’arrêt au projet de Notre-Dame-des-Landes n’a pas réglé tous les problèmes… Un collectif de riverains de Nantes Atlantique s’est constitué pour protester contre les nuisances de la plateforme aéroportuaire, dont le trafic a augmenté de 13 % l’an dernier. C’est d’ailleurs pour répondre aux problèmes liés à l’accroissement du transport aérien qu’un nouvel aéroport devait être construit. En Ile-de-France, c’est la desserte ferroviaire de l’aéroport de Roissy – Charles-de-Gaulle qui cristallise les mécontentements. Sa construction pourrait avoir des conséquences négatives sur l’exploitation des RER, et renchérir le coût des autres chantiers en cours sur le réseau. Avant d’améliorer la mobilité, la multiplication des travaux d’infrastructures complique encore les choses.

Promesses.

Le temps des infrastructures n’est pas celui du politique, et les promesses d’innovations qui changent la vie et les trajets du quotidien tardent trop souvent à se concrétiser. Pour aboutir parfois même à l’inverse de la proposition initiale. Ainsi, les transports propres et parfaitement fluides projetés pour les JO de Paris en 2024 pourraient bien ressembler fortement à ceux de 2019… avec des métros bondés et des bus au ralenti, des cars englués dans les embouteillages sur le périph et l’A86. Plutôt que de prétendre croire le contraire, les pouvoirs publics devraient sans doute commencer à aborder ouvertement la question de façon. Et à envisager des alternatives. Par chance, les J.O. ont le bon goût de se tenir au cœur de l’été, période de moindre affluence. Les visiteurs rendront donc aux transports franciliens leurs couleurs de tous les jours.

Souplesse.

Ceux qui rêvaient de navettes autonomes généralisées et de taxis volants en seront pour leurs frais. Il restera aux transporteurs et aux exploitants à faire ce qu’ils savent faire, à condition d’être en capacité de mobiliser assez de conducteurs et d’être autorisés à circuler et à stationner. La souplesse et la réactivité du transport routier de voyageurs permettront d’ajuster les besoins dans tous les cas, pour contribuer à la réussite des Jeux de Paris. Mais traiter le TRV comme une variable d’ajustement serait une erreur. Il faut le considérer comme un atout et une chance pour la mobilité en Ile-de-France, sans attendre 2024.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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