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Matériel roulant

Immatriculations: le marché reste dans l’attentisme

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Immatriculations: le marché reste dans l’attentisme

Crédit photo Grégoire Hamon

L’an dernier, le marché a poursuivi sa tendance à la baisse, traduisant l’attentisme des professionnels face aux orientations réglementaires et technologiques liées à la protection de l’environnement. En 2018, la transition énergétique ne s’est pas encore traduite dans les ventes de matériel roulant. Sur le segment du tourisme, l’élan amorcé avec le développement des lignes SLO s’essouffle.

Analyse du marché 2018 par Nadia Omeyer, responsable marketing d’EvoBus France et porte-parole des constructeurs de bus et car auprès de la Chambre syndicale des importateurs d’automobiles et de motocycles (CSIAM).

Segment tourisme supérieur à 8 tonnes

« Cela confirme notre première analyse de début d’année, selon laquelle la baisse du marché des cars s’explique essentiellement par celle de l’activité tourisme, qui revient au même volume qui prévalait avant l’arrivée des cars Macron », observe Nadia Omeyer. Le marché tourisme baisse de 9,1 %, soit 117 unités. On note un grand écart pour Setra, qui passe de 15,1 % de part de marché à 10 %. « Le marché devient très concurrentiel sur les prix, et proposer des produits avec un positionnement haut de gamme devient plus compliqué », poursuit Nadia Omeyer. Après 15 ans, la série 500 (lancée en 2003) pourrait aussi montrer un signe d’essoufflement.

Minibus / minicars inférieur à 8 tonnes)

« Le marché est toujours dominé par trois acteurs: Mercedes avec le Sprinter, suivi d’Iveco et de Renault. Là encore, on remarque une grande stabilité, avec 914 unités en 2018 contre 899 en 2017, en hausse de 1,7 %. Dans ce segment, les motorisations alternatives ne représentent que 3 % du marché, avec 22 véhicules électriques, essentiellement des Bluebus de Bolloré, et 6 GNV Iveco. »

Marché des autobus et autocars de plus de 8 tonnes

« Le marché des plus de 8 tonnes a légèrement baissé en 2018, avec une légère régression de 2,1 %, soit 114 unités. Avec 5 315 unités, cela reste un bon résultat, toujours au-dessus des 5 000. Le marché reste dominé par Iveco avec 41 % de parts de marché (en baisse de 2,7 points), suivi par Evobus. Notre part de marché a progressé, passant de 27,5 à 29 %. Notons qu’il y a quelques années, la part de marché de ces deux leaders dépassait 81 %, maintenant elle est plus proche de 70 % », indique Nadia Omeyer.

Sur 5 315 unités, les véhicules à motorisation diesel continuent de représenter la grande majorité du marché, avec 4 681 unités, soit 88 %. On compte également 295 véhicules GNV (5,5 %), 270 hybrides diesel électrique ou diesel GNV (5,1 %) et 69 véhicules 100 % électriques (1,3 %). « Le fort intérêt pour le GNV et les énergies alternatives ne se traduit pas encore dans les chiffres de vente, le marché 2018 s’est fortement concentré sur les énergies conventionnelles », souligne Nadia Omeyer.

Segment urbain / interurbain supérieur à 8 tonnes

« Qu’il s’agisse de l’urbain ou de l’interurbain, le marché a fait preuve d’une grande stabilité. »

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  • Grégoire Hamon
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