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Mobilisation renforcée pour désenclaver Clermont-Ferrand

Regroupant les principaux acteurs économiques auvergnats, l’association Objectif Capitales œuvre pour sortir Clermont-Ferrand de son enclavement géographique. Et s’allie à Urgence Ligne Polt (pour Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) pour réclamer de l’État qu’il respecte ses engagements. « C’est vrai qu’au début, on considérait Urgence Ligne Polt comme des concurrents. Mais nous avons la même problématique et l’union de nos deux associations nous donne plus de poids », résume Patrick Wolff, le président d’Objectif Capitales, association créée en 2018 et regroupant la quasi-totalité du monde économique, politique, scientifique et universitaire du Puy-de-Dôme. Dont quelques poids lourds du monde économique, comme Michelin ou Limagrain.

Objectif Capitales et Urgence Ligne POLT ont officialisé leur rapprochement à travers un communiqué commun réclamant que les engagements de l’État, tant au niveau du matériel que de la remise à niveau puis de la modernisation de la voie, soient enfin respectés. « La décision concernant l’appel d’offres pour le nouveau matériel a déjà été repoussée deux fois en six mois, s’insurge Patrick Wolff. Maintenant, on nous parle d’une décision au début 2020! Pour de prétendues questions techniques… qui auraient dû être tranchées lors de l’élaboration du cahier des charges. C’est une injustice grave de se servir de ces deux lignes comme variables d’ajustement budgétaire! »

Moderniser l’infrastructure ferroviaire

Si les sénateurs ont validé le budget inscrit pour les deux lignes dans la LOM, rien ne garantit que les engagements pris soient respectés lors de l’examen du texte en juin par les députés. « Nous voulons que les sommes soient engagées immédiatement, pas dans 10 ans! » Concrètement, alors qu’aujourd’hui le temps de trajet de la dizaine de liaisons Clermont-Paris Bercy est d’environ 3 h 20, Objectif Capitales vise les 2 h 55… « Voire 3 heures, mais avec une réelle fiabilité », précise Patrick Wolff. Pour cela, il faut, d’une part, de nouvelles rames et, d’autre part, dans l’attente de leur livraison, une remise à niveau de l’infrastructure. « De nouvelles rames sur les voies actuelles ne serviraient à rien! Il faut par ailleurs, dans un deuxième temps, vers 2025-2027, une modernisation de l’infrastructure. Et là, Paris serait à 2 h 30 de Clermont, poursuit-il. C’est le même objectif pour le POLT qui, avec une modernisation de l’infrastructure, mettrait Paris à 2 h 30 de Limoges! »

Patrick Wolff craint que les enveloppes prévues (800 M€ pour les 28 rames; 800 M€ pour l’infrastructure) puissent être utilisées pour d’autres projets. « Les bassins économiques desservis par le POLT et celui de Clermont, qui représente 40 000 emplois, sont pleins de start-up qui ont besoin de liaisons internationales. Le Limousin et l’Auvergne, ce n’est pas un désert avec de la porcelaine et des fromages! » Les deux associations, qui ne partagent pas tout à fait les mêmes préoccupations en matière des spécificités des rames à venir (une vitesse supérieure à 200 km/h est indispensable pour les 700 km du POLT, mais moins cruciale sur Paris-Clermont) vont engager une étude économique et environnementale pour évaluer l’impact qu’auraient des liaisons ferroviaires fiables. « 30 à 40 % des cadres auvergnats qui vont à Paris utilisent leur voiture! », assure Patrick Wolff.

Mais, comme l’indique le S final d’Objectif Capitales, la desserte de Paris n’est pas la seule préoccupation de l’association. « Depuis Clermont, Moulin ou Vichy, la liaison avec Lyon est très compliquée, remarque Patrick Wolff. En train, c’est 2 h 25… sans accès à l’aéroport de Saint-Exupéry. Là, la solution n’est sans doute pas ferroviaire mais aérienne. Nous sommes en discussion avec Air France… » Un autre objectif capital.

Bus électriques: la cts achète 12 Yutong

quelques jours après avoir passé commande à Alstom de 12 Aptis, la CTS a poursuivi ses acquisitions de véhicules électriques avec 12 bus urbains Yutong standard 100 % électriques. Ces nouveaux véhicules, fournis par Dietrich Carebus Groupe (DCG), seront affectés à la ligne 10 du réseau strasbourgeois.

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Auteur

  • Olivier Jacquinot
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