Le 13 mars dernier, Agir, l’Association pour la gestion indépendante des réseaux de transport public, élisait sa nouvelle présidente, la toulousaine Marthe Marti. Vice-présidente de la commission urbanisme et projets urbains de Toulouse Métropole et présidente du Modem 31, elle siège également dans les instances de Tisséo, l’autorité organisatrice des mobilités sur la zone toulousaine.
Marthe Marti: Je suis née en Espagne, et j’ai vécu au Liban. J’ai donc commencé à m’intéresser à la politique avec le regard de quelqu’un qui a vécu à l’étranger. J’ai toujours eu le besoin d’un engagement, je suis militante.
En 2014, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, m’a chargée de la régie municipale d’électricité. Je suis aussi maire de quartier, conseillère communautaire et je suis élue au conseil syndical de Tisséo SMTC [le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine, NDLR] et au conseil d’administration de la régie Tisséo Voyageurs. Quant à Agir, j’en ai été la présidente déléguée pendant quatre ans.
M. M.: Ce qui nous intéresse beaucoup, c’est le transfert des données, et la billettique. Je considère qu’il faut de la vigilance sur le respect de la confidentialité. Le citoyen a envie que les transports évoluent et c’est normal, mais va-t-il vouloir continuer à livrer toutes ces informations? Il faut aussi que la loi fixe des cadrages quant aux nouvelles mobilités, comme les vélos et les trottinettes.
M. M.: L’une des conférences sera justement consacrée à la LOM: comment mettre en œuvre la généralisation de la compétence de mobilité? Il y aura aussi des conférences sur l’open data, le MaaS (Mobility as a Service), la transformation digitale et marketing de la billettique, les facteurs du succès du covoiturage, les impacts de la gratuité et l’offre en zone peu dense.
M. M.: Il faut une cohérence entre l’urbanisme et le transport. Par exemple sur la zone de la Cartoucherie [actuellement en plein développement urbain, NDLR], où je suis maire de quartier, on a déjà les infrastructures, il y a le tram, des bus et le métro pas loin, c’est donc normal de faire le choix de la densité, avec des immeubles de 12 étages et des parkings en silo. Il faut stopper l’étalement urbain. Cela se travaille avec le Scot (Schéma de cohérence territoriale) et l’agence d’urbanisme, comme lorsque l’on a préparé la troisième ligne de métro.
M. M.: Au conseil d’administration de Tisséo voyageurs on préfère mettre l’accent sur l’évolution du réseau en termes de kilomètres, la gestion du patrimoine et la lutte contre la fraude…
Quant à la troisième ligne de métro, elle va apporter un nouveau souffle. Dans les réunions publiques, la première préoccupation est liée aux trajets domicile – travail. C’est la ligne de l’emploi. Et ces mêmes entreprises participent au financement des transports. Il est donc normal que la ligne passe au pied d’Airbus!
