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Sécurité routière: le Parlement européen adopte de nouveaux dispositifs

Le 16 avril, le Parlement européen a adopté la révision du règlement relatif à la sécurité générale des véhicules (voitures, camionnettes, bus et poids lourds compris), visant à préserver les passagers, ainsi que les cyclistes et piétons. « Cette législation va permettre de sauver des milliers de vies dans les années à venir. Notre priorité a toujours été la sécurité des usagers de la route, notamment des plus vulnérables », a déclaré la rapporteure du Parlement, Róza Thun. Selon cet accord, des dispositifs avancés devront équiper tous les véhicules neufs à compter de mai 2022, un délai qui peut sembler court pour les constructeurs, sachant que ces mêmes dispositifs devront être adaptés sur les modèles existants à « compter de mai 2024 ».

Certains équipements évoqués sont déjà présents sur les véhicules lourds (bus et camions), comme le freinage d’urgence ou le système d’urgence de maintien de la trajectoire. D’autres sont souvent optionnels et deviendront bientôt obligatoires, comme le système d’adaptation intelligente de la vitesse. « Ce système pourrait réduire le nombre de décès sur les routes de l’UE de 20 %. Il fournira au conducteur des informations basées sur les cartes et les panneaux de signalisation lorsque la vitesse autorisée sera dépassée. Nous n’introduisons pas de limitateur de vitesse, mais un système intelligent qui avertira le conducteur lorsqu’il est en excès de vitesse », a expliqué Róza Thun.

Parmi les autres dispositifs, l’UE signale la facilitation de l’installation d’un éthylomètre antidémarrage, l’avertisseur de somnolence et de perte d’attention du conducteur, la reconnaissance avancée de distraction du conducteur, la détection en marche arrière avec une caméra pour éviter les collisions, le système de surveillance de la pression des pneus et l’enregistreur de données d’événements (sorte de « boîte noire » destinée à élucider certains accidents).

Réduire les impacts sur les cyclistes et les piétons

Par ailleurs, les nouvelles règles améliorent les exigences en matière de sécurité passive, comme les crash-tests (avant et latéral) ainsi que les pare-brise, en vue de limiter la gravité des blessures des piétons et cyclistes. L’homologation des pneumatiques sera aussi améliorée pour tester les pneus usés.

Les bus et camions devront être conçus et construits de façon à ce que les usagers de la route les plus vulnérables (cyclistes, piétons…) soient mieux visibles du conducteur, selon le principe de « vision directe », qui consiste le plus souvent à disposer des portières vitrées côté passager. Ces véhicules devront aussi être équipés de dispositifs avancés, afin de réduire « autant que possible les angles morts à l’avant et du côté du conducteur », précise le texte. Il s’agit par exemple de capteurs de présence, ou bien de caméras placées sur la carrosserie du véhicule et diffusant les images sur un écran présent sur le tableau de bord. La technologie relative à la vision directe devrait être appliquée aux nouveaux modèles à compter de novembre 2025 et aux modèles existants à compter de novembre 2028.

Le règlement, adopté en plénière par une très large majorité sera désormais soumis pour approbation au Conseil des ministres de l’UE. Son adoption n’est pas définitive pour autant, car il devra être approuvé par le nouveau Parlement européen issu des élections de ce mois-ci, avant que le Conseil puisse enfin donner son accord final, attendu pour septembre prochain.

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Auteur

  • Grégoire Hamon
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