Face à la saturation des axes routiers et autoroutiers, la liaison entre Lyon et Trévoux, dans l’Ain, abandonnée depuis plusieurs années par la SNCF, se fera à l’avenir par BHNS. Les partenaires de ce dossier, que sont le conseil régional Auvergne Rhône-Alpes, la métropole de Lyon, le conseil départemental de l’Ain, la communauté de communes de Dombes-Saône-Vallée et le Sytral, viennent d’acter le projet et de mobiliser des financements pour achever plusieurs études. Le tram-train, envisagé dans un premier temps, devrait être écarté pour des raisons budgétaires. « Cette liaison apparaît de l’ordre de 20 à 30 % moins chère que le tram-train en investissement, et presque 50 % moins chère en fonctionnement », font valoir les services de la région Auvergne Rhône-Alpes. L’enjeu est de taille, car ce territoire qui concentre près de 153 000 habitants et 44 000 emplois ne cesse de se développer. Il reste désormais à finaliser les études et à lancer une concertation publique afin de valider le tracé définitif et les arrêts. Sur le tracé, il est d’ores et déjà acquis qu’il suivra, sur la majeure partie de sa longueur, celui de la voie ferrée désaffectée qui sera aménagée en plateforme dédiée au BHNS et peut-être également aux vélos sur toute ou partie de sa longueur.
Par ailleurs, le BHNS devrait utiliser les aménagements des transports en commun en site propre existants dès lors qu’il entrera dans la métropole de Lyon. Il empruntera ainsi le couloir de la ligne C2 entre Sathonay au nord de Lyon et La Part-Dieu son terminus. Pour l’heure, les partenaires de ce projet n’ont pas encore défini le nombre d’arrêts intermédiaires, mais il sera compris entre 8 et 13. Grâce à ces aménagements, le trajet entre Lyon et Trévoux (environ 30 km) pourrait se faire en moins d’une heure, aux heures de pointe contre près d’une heure trente aujourd’hui. De quoi augmenter l’attractivité de cette ligne, qui représente un potentiel de 4 200 voyageurs par jour. La mise en service des BHNS est envisagée à horizon 2024 ou 2025.
