Créé fin 2006, le SMTCO regroupe dans un syndicat mixte les 16 autorités organisatrices (AO) de transport et de mobilité présentes sur le département. Le Système intégré des services à la mobilité (Sismo) en est la concrétisation majeure. Il a permis la mise en place d’une coordination des réseaux de transport collectif en mutualisant l’information voyageurs et l’adoption d’une billettique commune. Aujourd’hui, 150 000 personnes ont en poche un Pass Oise Mobilité. Le Sismo assure également la compensation des recettes commerciales entre les autorités organisatrices partenaires. Avec la loi NOTRe, la région Hauts de France est devenue membre du SMTCO, qui doit maintenant composer avec son alter ego, Hauts de France Mobilités, le syndicat mixte des transports du Nord et du Pas-de-Calais. « Ce n’est pas un problème, souligne Véronique Picard, directrice du SMTCO. En qualité de chef de file de l’intermodalité, la Région définit dans un schéma régional les orientations qui s’imposent à toutes les collectivités locales organisatrices. « Les syndicats mixtes de coordination, prévus par la loi SRU, jouent le rôle de maître d’œuvre des outils d’intermodalité définis au niveau régional et sont les garants de leur implantation sur le terrain au plus près des bassins de mobilité. »
Conséquence majeure de la fusion des régions: les billettiques mise en place à l’échelle de l’Oise et du Nord / Pas-de-Calais doivent être harmonisées. De plus, les TER de Picardie, qui n’avaient pas de billettique, sont en cours d’équipement. Ce chantier nécessite une adoption des mêmes référentiels techniques par les différents systèmes. « Au passage, nous allons en profiter pour faire évoluer la billettique vers la dématérialisation et l’open-payment », souligne Véronique Picard, directrice du SMTCO. En parallèle, la tarification et les compensations tarifaires entre AOM se complexifient.
La mise à disposition des données constitue une autre mission du SMTCO. La Loi d’orientation des mobilités devrait concrétiser l’obligation d’ouverture des données transports en temps réel. « Plus de 900 bus et cars sont géolocalisés dans l’Oise, précise Véronique Picard. Ces données coûtent cher à produire, et présentent un caractère stratégique. Leur ouverture pose question. Les pouvoirs publics risquent de perdre la maîtrise de leurs politiques de transport. » Le contrat Sismo détenu par un groupement d’entreprises Cityway/Vix technology arrivera à terme en 2022. La réflexion porte d’ores et déjà sur les nouvelles fonctionnalités à inclure dans le futur appel d’offres.
Le Club national pour la « Mobilité courante » s’organise en trois cercles: le bureau, présidé par François Ferrieux; le conseil d’administration, qui regroupe lui-même trois collèges (collectivités, professionnels, personnalités qualifiées); et les membres fondateurs (des collectivités dont le SMTCO, l’Agglomération de la région de Compiègne, les Communautés d’agglomération de Creil, Clermont, la ville de Noyon, l’agence d’urbanisme Oise-les-Vallées, les groupes Trandev, Keolis, la startup spécialisée dans le covoiturage Karos, le cabinet de conseil MT3, les organisations professionnelles UTP et FNTV.
Le lundi 1er juillet 2019 à l’Université de technologie de Compiègne, 66, avenue de Landshut, 60203 Compiègne
La diffusion de l’esprit des MaaS des zones urbanisées vers les territoires moins denses. La naissance d’une MaaS à la française?
Accueil des participants à partir de 9 h 30. 9 h 45: introduction par François Ferrieux, président du Club national pour la « Mobilité Courante ».
10 h 15: discours d’accueil. Université de technologie de Compiègne: Philippe Courtier, président; région Hauts-de-France: Franck Dhersin, vice-président; Agglomération de la Région de Compiègne: Philippe Marini, président.
10 h 30: table ronde n° 1. Le rôle de l’esprit des MaaS dans la coconstruction de la mobilité à l’échelle des bassins de vie.
11 h 45: table ronde n° 2. Complémentarité des modes classiques avec les nouveaux modes de mobilité: Quelle pertinence de ces combinaisons en fonction des territoires?
Après une pause déjeuner, les travaux reprendront à 14 heures sous la forme de cinq ateliers. Le Grand Témoin des débats, Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône et responsable de l’atelier innovation des Assises nationales de la mobilité, s’exprimera à 16 h 15, avant la conclusion du colloque par François Ferrieux.
