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BYD joue la carte de la production locale

Depuis le gain de son premier contrat en Europe en 2013, BYD n’a cessé de progresser pour devenir le premier constructeur de bus électriques en service, avec près de 700 véhicules. L’aboutissement des gros marchés urbains, en France, en Allemagne ou en Suède, ces derniers mois, pourrait bien changer la donne au fur et à mesure des livraisons.

Implanté aux Pays-Bas en décembre 1998, BYD Europe s’est d’abord développé en fournissant des batteries de téléphones mobiles, notamment au suédois Nokia. Aujourd’hui, la société produit des bus électriques, déjà en circulation dans plus de 20 pays européens et en Turquie. Avec 20 % de parts de marchés en Europe sur le segment du bus électrique, le constructeur chinois peut s’enorgueillir d’y occuper la première place. Mais il est loin d’être sûr de la garder. La multiplication des gros appels d’offres urbains (Paris, Berlin, Stockholm…) pourrait bientôt faire vaciller le numéro 1. Bien sûr, l’Europe restera encore loin des 50 000 véhicules électriques ou hybrides (bus et cars) vendus jusqu’ici par BYD dans le monde, et donc principalement pour le marché chinois. Mais sur le Vieux Continent, la présence de constructeurs historiques et la préférence donnée aux productions locales dans les commandes pourrait défavoriser BYD. Les trois premiers contrats de la RATP sont venus confirmer la préférence marquée aux industriels bleu-blanc-rouge, tandis que Berlin ou Wiesbaden ont opté pour l’eCitaro de Daimler.

Beauvais bientôt en production?

Pour maximiser ses chances sur les marchés européens, BYD joue la carte de la proximité, avec deux sites de production en Hongrie (Komarom) et en France (Beauvais), et un partenariat avec le britannique Alexander Dennis pour la construction des Enviro200EV et la fourniture d’infrastructures de charge. En fonctionnement depuis avril 2017, le site de Komarom, au nord de la Hongrie, a une capacité de production de 400 véhicules par an. Il en produit actuellement la moitié, uniquement des bus de 12 m destinés au marché européen. Les responsables de BYD insistent sur les liens tissés avec les équipementiers et fournisseurs locaux et européens. Ainsi, 50 % des aménagements intérieurs proviennent de production locale. Les carcasses des bus arrivent de Chine en pièces détachées, tout comme les batteries et les moteurs électriques. Ici, il faut environ 50 heures de travail pour terminer un véhicule, qui sera testé ensuite sur 600 km (dont 300 sur route) avant d’être livré. Le site emploie jusqu’à 300 ouvriers qualifiés, dont le salaire mensuel atteint 1 000 euros. Beaucoup de constructeurs ou équipementiers se sont installés dans ce secteur géographique, qui se trouve sur des corridors logistiques desservant l’Europe d’est en ouest.

Conçu sur le même modèle que Komarom, le site de Beauvais-Allonne dispose de réserves foncières qui lui permettront, à terme, de produire deux fois plus que l’usine hongroise. Pour le moment, seuls les deux bus destinés au réseau Corolis y ont été assemblés. La production sera lancée au fur et à mesure des commandes enregistrées en France, assure-t-on chez BYD. Afin de mieux répondre aux problématiques des autorités organisatrices, le constructeur prépare des solutions de leasing ou de location des batteries, affirme Yongping Chen, vice-président de BYD Europe. Des fonctionnalités autonomes sont également en cours de développement. Il ne reste plus qu’à remporter quelques appels d’offres pour passer du rêve à la réalité sur le marché européen.

30 bus électriques pour l’aéroport de Bruxelles

BYD produit à Komarom les 30 bus électriques 12 mètres destinés à la Brussels Airport Company (BAC), opérateur de l’aéroport de Zaventem. Les premiers bus BYD ont été mis en service fin février pour le transfert des passagers à l’arrivée et au départ entre les avions et le terminal. Le contrat comprend un volet d’assistance technique d’une durée de 10 ans. Les 30 bus 100 % électriques de 12 m à trois portes sont équipés de wifi à bord, de ports USB et d’écrans numériques avec les dernières informations de vols. BYD a fourni 30 bornes afin de permettre la recharge des bus pendant la nuit dans le terminal. Elles sont similaires au dépôt spécial de l’aéroport d’Amsterdam Schiphol, où BYD a également livré une flotte de 35 bus électriques en juin 2015.

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Auteur

  • S. G.
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