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BlaBlaBus déploie ses couleurs

Sept mois après l’annonce surprise du rachat de Ouibus par BlaBlaCar, le processus de reprise entre dans sa phase concrète. Depuis le 11 juin, Ouibus fait place à BlaBlaBus. Ce changement de marque se fait de façon progressive. Parallèlement, le réseau s’étend. Actuellement une quarantaine de destinations BlaBlaBus en France et au Benelux sont disponibles, d’ici cet été 70 seront opérationnelles et plus de 400 dans dix pays européens sont annoncées avant la fin de l’année. « Nous allons ouvrir de nouvelles lignes et densifier celles qui existent. Nous sommes dans une logique offensive. Le réseau BlaBlaBus sera plus grand et plus dense que le réseau Ouibus », promet Nicolas Brusson, cofondateur et président de BlaBlaCar. « Nous continuons à travailler avec des transporteurs locaux », souligne Roland de Barbentane, dg de Ouibus qui va désormais prendre en charge le développement de BlaBlaCar en l’Europe de l’ouest. À l’étranger, ses partenaires seront également sollicités, notamment Alsa en Espagne, Marino en Italie et National Express au Royaume-Uni.

La complémentarité génère plus de trafic

En regroupant l’ensemble de son offre, BlaBlaCar mise sur la complémentarité de ces deux modes de transport, le car sur les liaisons longue distance, et le covoiturage pour augmenter la granularité du maillage. Cette stratégie vise à générer une montée en puissance du covoiturage et du transport par car, considérés non pas comme des modes concurrents mais complémentaires. « Nous intégrons l’offre de voyage en car sur la plateforme BlaBlaCar. Il appartiendra au client d’arbitrer entre ces deux solutions. En regroupant ces deux offres, nous allons attirer bien plus de trafic sur notre plateforme et donc mieux remplir les autocars et les véhicules de covoiturage », assure Nicolas Brusson, sans avancer pour autant de prévisions chiffrées.

En revanche, l’objectif est très clair: « Zero empty seats » (« Plus aucun siège vide »), annonce le vade-mecum de BlaBlaCar. Ce document présente le positionnement citoyen de BlaBlaCar, et sa contribution à la baisse des émissions de CO2. Le raisonnement s’appuie sur quatre piliers: le développement du covoiturage avec BlaBlaCar; la constitution d’un véritable réseau virtuel, et d’une base de données qui permet de faire tourner des algorithmes; le lancement des BlaBlaLines; et l’intégration des cars longue distance. L’ensemble permet de proposer des solutions de mobilité partagée pour chaque demande. « Un car avec un taux de remplissage de 60 % a un impact environnemental plus faible qu’un kilomètre parcouru par un passager d’une voiture BlaBlaCar », souligne Nicolas Brusson. Et le taux de remplissage des cars continue de croître, et tend vers 65 % cette année. La politique tarifaire est elle aussi pensée pour segmenter les offres. Les prix des voyages en car commenceront à 4,99 € le trajet. Ceux du covoiturage resteront relativement stables, en fonction du nombre de kilomètres.

La route, un gigantesque réseau virtuel

Depuis son lancement en 2006, BlaBlaCar a conquis 70 millions de membres dans 22 pays, et permis de réaliser 30 milliards de kilomètres. Cette activité a généré des milliards de données, qui permettent aux analystes de BlaBlaCar de cartographier les besoins de déplacements, et de déterminer les meilleurs potentiels de croissance. Sans surprise, ce sont les trajets transversaux, les moins bien desservis par les modes massifiés, qui offrent les perspectives les plus intéressantes. Le lancement des BlaBlaLines, en 2017, sur des trajets de 20 à 40 km, résulte de ce constat. Le patron de BlaBlaCar en est convaincu: « Le potentiel de trajets est énorme, à comparer aux 17 millions de déplacements domicile-travail effectués en France chaque jour. »

D’autre part, BlaBlaCar utilise depuis janvier 2018 un algorithme qui permet de proposer de petits détours aux conducteurs, afin d’adresser des demandes non satisfaites jusqu’alors. Tout dernièrement, BlaBlaCar a également déployé, avec Vinci, des navettes permettant aux covoitureurs de rejoindre des entrées d’autoroutes. Aujourd’hui, en combinant les différents segments de son offre, la plateforme peut passer de la superposition à la combinatoire.

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Auteur

  • Françoise Sigot
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