Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Estives

Réserves.

À l’heure des grands départs en vacances, ce n’est pas la météo ou les conditions de circulation qui occupent les esprits des professionnels du transport… mais la rentrée. Certains vont passer une partie de l’été à préparer les réponses aux appels d’offres lancés en juin, tout en se demandant comment ils pourront assurer les missions, tant la situation est tendue sur le front du recrutement. Quand les conducteurs font défaut et que les équipes d’encadrement doivent se relayer pour pallier les manques, c’est l’ensemble du fonctionnement de l’entreprise qui en pâtit, et rend l’effort d’autant plus crucial face aux enjeux stratégiques que sont les contrats publics. Privés des bienfaits de l’estive, les transporteurs devront tout de même puiser dans leurs réserves pour assurer la rentrée. Jusqu’à quand le pourront-ils?

Malaise.

L’été n’aura pas davantage effacé les crispations des élus locaux sur la Loi d’orientation des mobilités, particulièrement dans les territoires ruraux. Le vote du texte au Sénat puis à l’Assemblée s’est terminé par un lamentable constat de désaccord: les moyens ne sont pas au niveau des ambitions fixées aux futures autorités organisatrices de mobilité. Et les réponses concoctées à la va-vite par le gouvernement n’ont réussi qu’à accentuer le malaise. Les territoires ruraux, qui attendaient des ressources dédiées, auraient dû se contenter d’une quote-part de la TVA, sans garantie de pérennité…

Esquive.

La Lom occupera donc à nouveau le terrain des débats en septembre, deux ans après le lancement des Assises nationales de la mobilité par Edouard Philippe, et avec plus d’un an de retard sur le calendrier initialement prévu. La séquence traîne en longueur et perd en consistance: ce grand geste législatif qui devait impulser la mobilité du XXIe siècle ressemble de plus en plus à un véhicule bon pour la casse. Amputée de son volet programmation, trop faiblement étayée par une taxe sur l’aérien déjà décriée, rafistolée à coups de rustines qui se décollent déjà, la Lom pourrait bien finir par rester à quai. Si les routiers, mécontents d’être mis à contribution pour le financement des infrastructures, bloquent les routes, les élus préféreront faire redescendre la pression. À trop pratiquer l’art de l’esquive, les pouvoirs publics auront raté l’occasion de redémarrer.

Retour au sommaire

Auteur

  • Sandrine Garnier
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format