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Élie Franc, directeur général de Vectalia France

« Du statut de transporteur à celui d’opérateur en mobilité »

Bus&Car Connexion: Vous venez d’inaugurer un service élargi de nouvelles mobilités. Est-ce que Perpignan est le laboratoire de vos diversifications?

Élie Franc: Perpignan est une implantation symbolique pour Vectalia. Cela fait vingt ans que nous y développons ce réseau de transport en commun, aux côtés de la Métropole. Le nouveau réseau Sankéo a été mis en œuvre à la dernière rentrée avec une augmentation des fréquences sur les lignes A, B et C et un renforcement de la desserte du littoral. Et dans le cadre de la diversification, nous avons ouvert un local vélos électriques et trottinettes électriques.

BCC: Vous avez démarré en 2012 avec une petite flotte de dix vélos électriques. Quel bilan pouvez-vous en tirer aujourd’hui?

E. F.: Cela marche très bien. Il y a une très forte demande, et la liste d’attente pour avoir accès à la location d’un VAE est très longue. C’est d’ailleurs pour cela qu’avec l’agglomération de Perpignan-Méditerranée, nous mettons à disposition cinquante VAE supplémentaires de fabrication française (Arcades), ainsi que dix trottinettes électriques. Nous n’avons pas fait le choix des trottinettes en libre-service, mais celui de contrats de location au mois, au trimestre ou à l’année avec des tarifs très attractifs. Ainsi, nous évitons le vandalisme sur les machines et les trottinettes disséminées un peu partout sur les trottoirs. Nous mettons à disposition de nos abonnés trois box de stationnement sécurisé. Le principal est situé en centre-ville, à quelques pas de la place Arago. Les deux autres se trouvent à la gare TGV Centre-del-Mon, et à l’Université. Les étudiants vont beaucoup utiliser ces nouveaux moyens de transport. Et ces lieux de stockage sont aussi ouverts aux autres propriétaires de vélo moyennant dix euros par an.

BCC: C’est une sorte d’incitation aux nouvelles mobilités?

E. F.: Tout à fait. En dix ans, nous avons enregistré une hausse de la fréquentation dans les bus de 15 %. Tout cela contribue à développer la mobilité, mais il faut régler le problème du dernier kilomètre, notamment sur les trajets domicile-travail. Et les locations de VAE et de trottinettes vont jouer un rôle clef en ce sens.

BCC: Vous avez réorganisé la desserte en septembre dernier. Quels sont les premiers résultats du nouveau réseau?

E. F.: La fréquentation progresse en douceur (+ 2 à 3 %), mais l’augmentation significative sera enregistrée avec la montée en puissance de la desserte du littoral cet été.

BCC: Au-delà de Perpignan-Méditerranée, quelles sont les ambitions de Vectalia France?

E. F.: Vectalia est un groupe familial espagnol indépendant. Nous sommes des transporteurs, pas des financiers. Le président, Joaquin Arias, et le conseil d’administration, m’ont demandé d’imaginer un plan de développement sur des réseaux de taille moyenne. Vectalia souhaite se positionner sur des réseaux sans mode ferré. Nous avons remporté l’appel d’offres de l’agglomération de Béziers-Méditerranée, que nous exploitons depuis janvier dernier. Nous y exploitons 33 nouveaux bus GNV depuis le 1er juillet, et nous souhaitons développer des navettes électriques autonomes sur les allées z. Nous sommes également implantés à Cambrai (TUC Cambresis).

Nous avons perdu Antibes (Envibus Sophia-Antipolis, 27 lignes) face à Keolis. Nous nous étions portés candidat pour le réseau urbain de Menton, et sur la ligne interurbaine Aix-Marseille… en vain. Nous avons mis en place de nouvelles équipes et de nouvelles méthodes. Nous voulons passer d’un statut de transporteur à celui d’opérateur de la chaîne de mobilité dans sa globalité. En interurbain, nous exploitons déjà 250 véhicules sur les départements des Pyrénées-Orientales et de l’Aude, et nous continuons de répondre à des appels d’offres.

BCC: Vous étiez candidat au rachat de Carpostal France, filiale de Carpostal Suisse et finalement vous n’êtes plus dans la course. Êtes-vous déçu?

E. F.: Comme beaucoup d’autres opérateurs, nous étions candidat, mais Carpostal est entré en négociations exclusives avec Keolis. Maintenant, nous suivons de près ce qui va se passer car la fusion des deux opérateurs va forcément rebattre les cartes. Il peut se présenter de nouvelles opportunités.

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Auteur

  • Christian Goutorbe
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