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Modes

Budget.

La 18e édition de la Journée des transports publics, le 21 septembre, a pour thème le pouvoir d’achat. Dans la lignée du mouvement des Gilets jaunes, il s’agit de démontrer l’intérêt des transports publics par rapport aux autres modes de déplacements, à commencer par la voiture individuelle. Comparé au budget mensuel consacré à une automobile, dont la moyenne atteint 505 € (en additionnant l’ensemble des dépenses, et pas seulement le carburant), l’abonnement moyen aux transports coûte 31 € en province, et 75,20 € en Île-de-France. Et les salariés du public comme du privé bénéficient d’une prise en charge à 50 % de leur abonnement par l’employeur. On se demande bien, dans ces conditions, pourquoi la part des transports en commun a si peu progressé sur les 30 dernières années, passant de 5 à 6 % du total des déplacements domicile travail.

Efficacité.

En matière de mobilité, le principal critère de choix n’est donc pas le prix, mais l’efficacité du service rendu. Et là, il faut bien reconnaître que le transport public ne joue pas à armes égales avec son principal concurrent. Car en dehors des zones centrales des grandes agglomérations, quoi de plus pratique que la voiture pour aller d’un point A à un point B, en passant par C et D si besoin… Si Paris et la petite couronne battent des records en matière de recours aux transports urbains, c’est d’abord parce qu’il est devenu quasiment impossible de s’y déplacer en voiture aux heures de pointe. Et même si la saturation des métros et des RER rend les trajets pénibles, il est encore plus désagréable de se retrouver coincé dans des bouchons sans fin. Un phénomène encore aggravé par la hausse constante des prix de l’immobilier, qui renvoient les ménages toujours plus loin en périphérie.

Bilan.

Le succès des nouveaux engins de déplacement personnels, ainsi que des deux-roues en libre-service démontre d’ailleurs que, sur des trajets relativement courts, le choix se porte de préférence sur un mode individuel. Les adeptes de la trottinette électrique n’hésitent pas à débourser plus de 3 € pour 15 minutes de trajet. Largement de quoi se payer deux tickets de bus! Et si l’on pense au bilan environnemental de la trottinette électrique, qui semble considérée par ses propres opérateurs comme un équipement « jetable », le constat s’impose: le citoyen lambda ne privilégie pas l’intérêt général dans ses choix de mobilité. Il faudra sans doute encore de nombreuses Journées du transport public pour faire évoluer les choses.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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