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FlixBus reste serein… et prépare son offre de covoiturage

A peine le mois d’août terminé, FlixBus communiquait sur les nouveaux records de fréquentation de l’été 2019, en hausse de 40 % par rapport à l’année précédente, avec des pointes à 90 % sur Marseille et Grenoble, et 70 % sur Lyon. Rapporté aux 70 nouvelles lignes et 80 nouvelles destinations lancées pour la saison estivales, cette augmentation se traduit par une amélioration du taux de remplissage des véhicules, qui atteint 70 % selon Yvan Lefranc-Morin, directeur général de FlixBus France. « Ces bons chiffres confirment l’intérêt des Français pour l’autocar. Le marché continue de croître, et reste encore loin d’être arrivé à maturité, commente-t-il. Tous les efforts déployés depuis 4 ans portent leurs fruits. Les cars “Macron“ont réussi à convaincre, en modernisant l’image du car grâce au confort des véhicules et à la qualité de service à bord. »

FlixMobility a levé 500 millions d’euros

Au sujet de la concurrence de BlaBlaBus, le dirigeant de FlixBus affiche son fair-play. « Je le répète, nous préférons la concurrence de BlaBlaBus à celle de Ouibus. Nous avons maintenant face à nous un acteur qui dispose des mêmes cartes, avec une stratégie plus rationnelle. Ouibus, adossé à la SNCF, bénéficiait indirectement de l’argent public, et les décisions étaient prises selon une vision plus politique qu’économique. Le marché s’est assaini, et c’est une très bonne chose. » Si Yvan Lefranc-Morin prend son challenger très au sérieux, il affirme que « FlixBus reste sûr de ses forces. Nous sommes leader sur le marché allemand, et nos parts de marché avoisinent les 60 % en France depuis le rachat d’Eurolines/Isilines, sans même prendre en compte l’international. » Certes, BlaBlaCar est populaire en Allemagne, mais le réseau BlaBlaBus reste faible, comparé à celui de FlixBus. Quant à la pression à la baisse sur le prix des tickets, Yvan Lefranc-Morin ne la considère pas comme un problème. « En augmentant les prix, le car cesserait d’être concurrentiel face au covoiturage ou au train low-cost. Ce n’est pas sur cette variable que nous souhaitons agir pour équilibrer nos activités, mais sur le taux de remplissage des cars. Les derniers sièges vendus sont le plus souvent les plus chers, et c’est précisément là que réside la clé de la rentabilité. »

Le covoiturage prochainement lancé par FlixMobility, maison-mère de FlixBus, s’inscrit dans l’évolution de la société, qui se positionne comme « un acteur global de la mobilité ». Il s’agit d’une offre complémentaire ou additionnelle à l’autocar SLO, et ce développement aurait eu lieu, « avec ou sans BlaBlaCar ». FlixMobility a annoncé mi-juillet avoir réalisé une levée de fonds de 500 millions d’euros, ce qui valorise l’entreprise à 2 milliards de dollars, et a permis, entre autres, le rachat du turc Kamil Koç, qui transporte 20 millions de passagers par an.

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  • S. G.
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