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Les transports collectifs peu attractifs en région

Une enquête réalisée par Trainline/OpinionWay confirme les fortes attentes des Français en matière de mobilité, qui passent notamment par le renforcement d’une offre de transport en commun. La tendance s’exacerbe pour les territoires les moins bien desservis.

Aujourd’hui, seule une courte majorité de Français se montre satisfaite de l’offre de transport proposée pour les trajets quotidiens: 55 % contre 43 % d’insatisfaits. L’insatisfaction est plus fortement exprimée par les habitants des communes rurales (63 %) et de villes de moins de 20 000 habitants (55 %). A l’inverse, la satisfaction à l’égard de l’offre de transport est plus importante chez les habitants d’Île-de-France (64 %). Tel est l’un des principaux enseignements de l’étude que Trainline a dévoilée le 14 mars dernier. Cette société, qui propose l’une des applications majeures en Europe pour les voyages en train et bus, s’est appuyée sur OpinionWay pour sonder les attentes des Français en termes de mobilité.

Selon les données de l’enquête réalisée en février 2019*, la voiture individuelle reste le premier moyen de transport pour six Français sur dix, quand 13 % citent la marche, 7 % le métro ou RER, 5 % le bus, et 3 % le train. « Cet usage prioritaire de la voiture individuelle monte à 84 % chez les habitants de communes rurales, et à 74 % chez les habitants de villes de moins de 20 000 habitants. Seuls les habitants d’Île-de-France ne citent pas la voiture individuelle comme moyen de déplacement privilégié (30 %) », soulignent les auteurs de l’étude. Sans surprise, lorsqu’ils sont amenés à expliquer pour quelles raisons ils utilisent le plus souvent la voiture individuelle, plus de sept Français sur dix concernés répondent que c’est le seul moyen de déplacement auquel ils ont accès facilement (73 %). Cette raison est également la première invoquée dans les communes rurales (73 %) et de moins de 20 000 habitants (70 %), mais aussi dans les villes de 20 000 à moins de 100 000 habitants (64 %) contre seulement 49 % en Ile-de-France.

« Trop compliqué »

Pourtant, des solutions alternatives existent. Plus de trois Français sur dix déclarant utiliser prioritairement un véhicule individuel motorisé (voiture, moto ou scooter) reconnaissent qu’ils pourraient tout aussi bien utiliser une offre de transport alternative locale. Comme le bus, principale alternative possible (identifiée par 29 % des conducteurs). Mais identifier ne signifie pas adopter, et les conducteurs préfèrent garder leurs habitudes. Les principales raisons invoquées pour ne pas recourir à un autre mode de déplacement relèvent de la praticité: ils estiment prioritairement que cela augmenterait leur temps de transport (45 %) et que c’est « trop compliqué » (43 % en commune rurale contre seulement 16 % en Île-de-France). De plus, un tiers des Français ne s’estime pas suffisamment informé sur les dispositifs mis en place pour améliorer leurs trajets quotidiens. Ce chiffre monte à 45 % en commune rurale.

« Si nous voulons encourager un report modal vers une mobilité plus durable comme le train ou le bus, il est primordial que les usagers aient plus de choix et un accès facilité à l’ensemble de ces offres. La question des données de mobilité est clé. Nous sommes convaincus que la LOM en garantira une ouverture ambitieuse de façon à libérer l’innovation des acteurs numériques », commente Daniel Beutler, président de Trainline. Cette société entend proposer aux voyageurs de l’information supplémentaire et des solutions plus attractives de déplacement, « notamment en renforçant l’attractivité du mode ferroviaire ».

Attractivité

Interrogés sur leurs attentes vis-à-vis de la future Loi d’orientation des mobilités, les Français privilégient en premier la mise en place ou le renforcement de l’offre de transports en commun au niveau local (à 45 %). Viennent ensuite les besoins concernant l’entretien du réseau ferroviaire (35 %), puis ceux de l’entretien du réseau routier (33 %). Là encore, l’étude pointe de nombreuses disparités entre l’Île-de-France et le reste du pays: l’entretien du réseau ferroviaire (49 % en IDF contre 31 % en province), l’entretien du réseau routier (36 % à égalité avec le nord-ouest), ou l’offre de transports en commun au niveau local (48 % contre 40 % dans le nord-ouest).

* Méthodologie: échantillon représentatif de 1 054 personnes âgées de 18 ans et plus, interviews réalisées du 20 au 21 février 2019.

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Auteur

  • Gregoire Hamon
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