Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Recettes

Contributions.

« Il faut sanctuariser le VT », répètent sur tous les tons les promoteurs du transport public. Instauré en région parisienne, le versement transport a été étendu aux grandes villes au début des années 1970, puis aux villes moyennes dans les années 1980. Pensé à l’origine pour financer les investissements dans les réseaux de transports urbains, le VT a accompagné le renouveau du tramway. Il a donc permis de développer une offre de transports massifiée, dans l’esprit de la Loti. Dans cette construction, il est logique de demander aux employeurs une contribution pour la mise en place de transports lourds, qui permettent d’acheminer les salariés sur leur lieu de travail. Alors que nos organisations sociales et urbaines ont fortement évolué, ce modèle doit être revisité et adapté.

Extensions.

Aujourd’hui, alors que s’écrit la Lom, qui doit fixer le cadre de gestion et de production de la mobilité pour tous, le VT peut-il encore apporter l’ensemble des financements nécessaires? Doit-il être considéré comme l’outil fiscal incontournable et indépassable dédié au financement des mobilités? L’extension des ressorts territoriaux a conduit de nombreuses collectivités à optimiser leur offre de transport, pour éviter une dégradation trop forte des équilibres d’exploitation. Demain, la généralisation des AOM pose une question ouverte. Si le VT était le parfait instrument fiscal des transports publics, ne faut-il pas trouver une nouvelle recette pour l’affecter à la mobilité pour tous, en tout temps et en tout lieu? Car le VT ne peut pas tout.

Carbone.

Prôné par un rapport de la Cour des comptes, le retour de la taxe carbone aurait le mérite de ramener de la cohérence entre la fiscalité environnementale et les objectifs climatiques de la France. « Le but de la fiscalité environnementale est d’inclure dans les prix les externalités négatives résultant des activités humaines. […] La fiscalité du carbone accroît le prix des carburants et des combustibles fossiles afin d’en dissuader l’usage », écrivent les sages de la rue Cambon. Le moratoire, décidé fin 2018 en réponse à la crise des « gilets jaunes », a bloqué paradoxalement un mécanisme destiné justement à sortir de l’économie carbonée. Pour certains, la solution à la précarité énergétique passe par la gratuité des transports… C’est oublier un peu vite que la mise en œuvre de solutions alternatives à l’automobile devra être financée, par les tarifs ou par l’impôt.

Retour au sommaire

Auteur

  • Sandrine Garnier
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format