La SNCF a trouvé son futur patron et Keolis doit s’en chercher un autre. En effet, l’Élysée a choisi, le 18 septembre, Jean-Pierre Farandou, président du directoire de Keolis depuis 2012, pour diriger la nouvelle SNCF, dont les structures de tête deviendront en 2020 une SA. La nomination de Jean-Pierre Farandou, 62 ans, doit encore être approuvée par le Parlement avant d’être entérinée par un décret en conseil des ministres.
Cheminot d’origine, Jean-Pierre Farandou est entré à la SNCF en 1981. Il y a gravi tous les échelons: chef de gare, chef de projet TGV nord, patron de Thalys, DRH de région, patron des activités Proximités. Président de l’UTP pour la seconde fois, Jean-Pierre Farandou connaît bien les partenaires sociaux, ce qui devrait faciliter l’application de la réforme ferroviaire adoptée en 2018. Autre caractéristique du nouveau patron de la SNCF: il a acquis la culture de l’appel d’offres à la tête Keolis (5,9 milliards de chiffre d’affaires), qui évolue dans un secteur hyperconcurrentiel. Un atout, sachant que la SNCF va devoir batailler pour conserver certaines lignes TER.
Guillaume Pepy s’est récemment parachuté au sein du conseil de surveillance de Keolis, présidé par Joël Lebreton, bientôt atteint par la limite d’âge. Il dément toutefois envisager de prendre ce poste. Directeur de Transilien, Alain Krakovitch qui siège également au conseil de surveillance de Keolis, pourrait viser la direction du groupe.
