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Filières

Brûlot.

Dans une France où la mobilité est devenue un sujet sensible, l’avenir des petites lignes ferroviaires continue de cristalliser les passions. À quelques semaines d’un énième débat sur l’avenir des régimes de retraites, à quelques mois des élections municipales, le rapport Philizot, pourtant dénué d’arrière-pensée politique, prend des airs de brûlot. D’un côté, il faut bien faire comprendre que l’on ne peut pas continuer à financer des lignes pour transporter quelques dizaines de passagers. Mais de l’autre, personne ne veut se sacrifier, tout le monde veut garder sa gare, en faire un lieu de vie, d’attractivité et de centralité… sauf du côté de Paris Nord, et encore.

Train léger.

Dans bien des cas pourtant, ces petites lignes pourraient être remplacées par du car à haut niveau de service, en améliorant même la performance et l’offre de transport, tout en allégeant la charge incombant au contribuable. Si chacun reconnaît la pertinence de cette solution, c’est encore trop souvent pour passer à la suivante: le train léger, dans sa version hydrogène de préférence, qui va permettre de conserver la desserte ferroviaire sans avoir à électrifier l’infrastructure. C’est l’occasion de soutenir une nouvelle filière, et c’est plus propre et plus économique, nous dit-on. En oubliant bien sûr les coûts de développement de tels matériels, les nécessaires opérations de modernisation des voies… et les conditions de production de l’hydrogène.

Terrain.

Effet pervers de la transition énergétique? Au lieu de se pencher d’abord sur l’efficacité des réseaux de transport, on commence par programmer des Proofs of Concept. Trains plus légers, bus plus lourds, hybrides de toutes sortes se bousculent sous les projecteurs, alors que la feuille de route de la politique énergétique reste à préciser. Derrière les programmes les plus ambitieux, et les filières en devenir, les acteurs de terrain se débrouillent comme ils peuvent, avec leurs propres moyens le plus souvent, à condition d’être en capacité de fournir les efforts financiers nécessaires. Pour les autres, la mobilité décarbonée restera hors de portée. Ils n’auront plus qu’à disparaître, avec l’ancien monde.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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