Considéré comme un des chantiers majeurs de la mandature en matière d’urbanisme, le réaménagement de la gare de Châteauroux et de son quartier peut enfin reprendre après 18 mois d’interruption. Un dossier que le président du conseil départemental de l’Indre, Serge Descout, qualifie de « sac de nœud incroyable. Nous sommes propriétaires de la gare routière, et la SNCF est propriétaire du terrain. Avec la loi NOTRe, la Région qui a compétence en matière de transport devait rétrocéder le bâtiment [de la gare routière, NDLR] à la Ville pour l’euro symbolique. Mais un nouvel élément a compliqué la situation: l’intervention de l’architecte des Bâtiments de France… » Celui-ci s’oppose en effet à la destruction du bâtiment de la gare routière qui, s’il n’est classé ni aux Monuments historiques ni à l’inventaire complémentaire, a un indéniable charme Art déco.
Le bâtiment sera donc conservé; une nouvelle étude a été menée et les travaux ont repris. Ainsi, le parking longue durée va être transféré, depuis les abords immédiats du bâtiment voyageurs jusqu’à l’extrémité de la gare routière, afin de libérer l’espace où seront aménagées la dépose-minute et la station de taxis.
Simultanément, SNCF Réseau mène un programme de rénovation et de mise en accessibilité du site avec la réfection du revêtement, de l’éclairage, de la signalisation et l’installation d’ascenseurs sur les quais 1 et 2, le quai 3 étant supprimé. Soit un budget de 5,5 M€ (dont 3,7 M€ de SNCF Réseau et 1,8 M€ de l’État) pour un chantier prévu jusqu’au premier trimestre 2021. D’ici là, les travaux d’aménagement du parvis et de la gare routière (qui avait pourtant été entièrement refaite en 2013 par le conseil général pour un coût de 1,3 M€) auront été réengagés. Ils consisteront à créer un parvis piétonnier avec espaces verts, piste cyclable et fontaine grâce à la surélévation de la voirie et la réduction du nombre de voies de circulation automobile. Les quais de la gare routière seront quant à eux réorganisés afin d’accueillir des abris vélos et la station taxis. Une maison de la mobilité devrait à terme être édifiée.
D’un coût de 2,5 M€ (dont 1 M€ de l’État et de la Région), ce réaménagement de la gare s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération urbaine dont l’objectif est de « recoudre le tissu urbain » entre le centre-ville et le sud de l’agglomération séparés par la voie de chemin de fer et les installations ferroviaires qui constituent une véritable barrière.
