Déjà présente dans l’appel à manifestation d’intérêt lancé par la région Pays-de-la-Loire le 8 avril 2019, Alpha Trains France promeut le rachat des flottes de matériels TER. Cela permettra aux Régions de se concentrer sur leur rôle d’autorité organisatrice des transports dans le cadre de la prochaine libéralisation des services ferroviaires régionaux.
Filiale du leader européen de la location opérationnelle de matériel roulant ferroviaire opérationnelle, Alpha Trains France entend assurément mettre son expertise ferroviaire au service des Régions. Ces dernières en auront d’autant plus besoin qu’elles vont ouvrir tout ou partie de leurs réseaux à la concurrence au cours des prochaines années. Elles vont également récupérer la pleine propriété de leurs matériels en prolongement de l’entrée en application de la loi sur le nouveau pacte ferroviaire.
Récupérer cette propriété s’accompagne toutefois de nouvelles charges et responsabilités techniques et juridiques. Cela exige une montée en compétence des équipes avec d’importants recrutements pour les Régions puisqu’elle ne disposent pas, aujourd’hui, en interne des compétences requises pour gérer ce matériel. Aussi, Alpha Trains France entend leur proposer une solution globale à même de les décharger de ce rôle de gestionnaire des flottes TER, ce dernier étant, pour l’heure, assuré par la SNCF.
Comme l’explique Vincent Pouyet, directeur d’Alpha Trains France, « nous allons proposer aux Régions de racheter ces matériels et de les remettre ensuite à disposition des opérateurs dans le cadre de contrats de location de durées variables. Nous proposons une solution clés en main et sur mesure qui décharge les Régions des risques techniques et financiers. C’est ce que nous faisons depuis vingt ans en Allemagne ».
Ces rachats potentiels interviendront à un moment charnière. Les séries AGC et TER 2N NG, en particulier, vont devoir passer en opération mi-vie. Alpha Trains peut, ainsi, assurer la maîtrise d’ouvrage de ces opérations incluant la modernisation de ces mêmes matériels. Ainsi, non seulement les Régions n’auront pas à financer ces opérations coûteuses mais, avec le rachat des flottes, elles disposeront d’une marge de manœuvre financière immédiate.
Cette enveloppe qui peut représenter, selon les opérations, jusqu’à plusieurs centaines de millions d’euros, leur permettait ainsi d’investir massivement. Elle pourrait donc consacrer ce budget à d’autres dossiers comme ceux de la rénovation / amélioration des lignes régionales et du verdissement des flottes régionales. « Surtout, cela leur permettra de se concentrer sur leur mission principale qui est celle d’assurer leur mission d’autorité organisatrice des transports. Elles pourront donc aussi, tout à loisir, concentrer une partie des ressources financières dégagées sur le développement de l’offre de transport », ajoute Vincent Pouyet.
