Pour lutter contre le harcèlement dans la rue et déposer le voyageur au plus près de son domicile en soirée, TBM (Transport Bordeaux Métropole) avait lancé fin 2017 une expérimentation d’arrêt à la demande à partir de 22 heures sur deux lignes Lianes du réseau de l’agglomération bordelaise. Trois nouvelles lignes ont été rajoutées fin 2018.Aujourd’hui ce service se généralise sur l’ensemble des lignes du réseau en fonctionnement après 22 heures, soit 13 lignes Lianes, et depuis avril cinq lignes Flexos de soirée, ainsi que la ligne nocturne TBMNight, en circulation du jeudi au samedi. Selon un premier bilan, ce service enregistre une centaine de demandes chaque mois et n’a pas d’impact sur le respect des horaires des lignes concernées.
Les plus forts niveaux de demandes ont été observés sur les mois d’hiver. Les secteurs de dépose correspondent à des inter-distances d’arrêt supérieur à 400 mètres, à proximité de résidences, et plutôt situés sur la rive droite de Bordeaux. Les conducteurs ont par ailleurs été sensibilisés aux règles de sécurité. Keolis, la société d’exploitation de TBM, a mis en place des zones rouges, jugées dangereuses car mal éclairées ou trop isolées. Le conducteur ne doit pas s’y arrêter, même si on le lui demande. Les zones vertes sont, elles, plus sécurisées pour un arrêt sur demande. Le conducteur est le seul décisionnaire de la faisabilité de la descente entre deux arrêts, afin de respecter les règles de sécurité et la montée n’est, en revanche, pas prévue dans ce dispositif.
Depuis le 4 novembre, les passagers du réseau Vitalis de Poitiers (Vienne) peuvent demander aux chauffeurs de bus de s’arrêter entre deux arrêts, au plus près de leur destination. Ce dispositif, expérimenté jusqu’en juin prochain, s’applique de 21 à 5 heures du matin et s’adresse aux personnes seules ou accompagnées d’enfants. Dans le principe, les usagers devront faire une demande au conducteur qui jugera si l’arrêt est possible ou non. En moyenne, la nuit, une vingtaine de personnes utilisent les bus chaque heure.
