Adina-Ioana Valean incarnera les transports au sein de la nouvelle Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen. Le 14 novembre, les eurodéputés ont approuvé la nomination de cette Roumaine de 51 ans membre du Parti national libéral situé à droite. Depuis son entrée dans l’hémicycle européen en 2007, au même moment que l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, elle siégeait dans les rangs du PPE puis des libéraux de l’ADLE. D’abord à la tête de la commission ENVI (environnement) elle était, jusqu’à son entrée à la Commission de Bruxelles, présidente de la commission ITRE (industrie, recherche et énergie) du Parlement. Des fonctions qui, à l’occasion, ont pu lui faire toucher du doigt des thématiques transport. Mais de son propre aveu devant les députés de la commission Transport, « bien meilleurs connaisseurs qu’elle », Adina-Ioana Valean convient qu’elle doit plancher sur les sujets dont elle va s’occuper.
Lors de son grand oral, elle est en effet peu entrée dans les détails. La taxation de l’aérien et la lutte contre le dumping social n’apparaissent pas comme des priorités spontanées; elle a séché sur la promotion d’un MaaS européen. Quant à l’adoption finale du volet social du paquet mobilité, c’est « dans vos mains » a-t-elle indiqué aux députés.
Mais il faut rappeler qu’Adina-Ioana Valean n’était pas du tout préparée pour ce portefeuille. Son nom est sorti in extremis du chapeau après un épisode un peu rocambolesque. À l’origine, c’est une autre eurodéputée roumaine de gauche, Rovana Plumb, qui devait obtenir le poste. Mais sa candidature avait été retoquée fin septembre par les eurodéputés pour « conflit d’intérêts » en raison de sommes reçues, une manière d’évoquer les soupçons de corruption passive de l’élue.
Entre-temps, à Bucarest, le gouvernement de gauche est tombé, remplacé par un gouvernement de droite minoritaire, ce qui a donc eu pour effet de faire changer la couleur politique de la commissaire roumaine.
