Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Ecov va doubler ses lignes de covoiturage aménagées

La startup Ecov, qui développe des lignes de covoiturage fixes en collaboration avec les collectivités, entend passer de 20 à 40 lignes d’ici 2021. Sur sa ligne Lane en Auvergne-Rhône-Alpes, 80 % des trajets réalisés en co-voiturage auraient été réalisés en voiture si le service n’existait pas.

« Covoiturer… comme on prend le bus! » Tel est le slogan de la startup Ecov, devenue leader sur les lignes de covoiturage en temps réel après le rachat de OuiHop en juillet 2019. Créée en 2014, cette startup agréée Entreprise solidaire d’utilité sociale (Esus), continue son expansion et annonce un plan de développement de plus de 15 millions d’euros sur deux ans. Financée notamment par la Caisse des Dépôts, Mobiliz (Groupe Renault) et France Active, Ecov compte actuellement une vingtaine de lignes de covoiturage à son actif et vise un quasi doublement avec le déploiement de 20 nouvelles lignes de covoiturage co-financées d’ici à 2021 via le programme CEE (Certificats d’économie d’énergie) « LiCov » (lignes de covoiturage). Un programme soutenu par le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Ademe. Il s’agit d’une « belle occasion pour les collectivités de se saisir des avancées qui seront permises par la Loi d’orientation des mobilités », souligne l’entreprise, qui prévoit d’étoffer ses équipes pour arriver à une quarantaine de personnes d’ici 2020, avec un renfort en R&D.

Pour faciliter le covoiturage spontané, Ecov privilégie des axes à forte fréquentation et mal desservis par les transports en commun, en installant des stations connectées qui permettent de commander un covoiturage en temps réel depuis une borne tactile (ou depuis son mobile), sur le modèle d’une ligne de bus. Ces lignes fonctionnent comme un transport en commun, en accord avec les collectivités. Les conducteurs retrouvent les passagers aux arrêts de la ligne pour partager un bout de chemin et leurs frais de déplacement, sans réservation et sans commission. « Le secteur commence à devenir mature. Nous avons la même approche économique que Transdev ou Keolis », lance Harald Condé Piquer, responsable du développement d’Ecov. L’entreprise est à l’origine du service Covoit’ici, présent en Auvergne – Rhône-Alpes, Ile-de-France et région Sud, avec, par exemple, une ligne dans le Puy-de-Dôme, entre Rochefort-Montagne et Clermont-Ferrand.

La startup compte également à son actif le service Lane, qui dessert Bourgoin-Jallieu – Lyon – Villefontaine, en Auvergne – Rhône-Alpes. Ouverte en octobre 2018, cette ligne connaît une fréquentation « en augmentation constante, depuis janvier 2019 », selon Claude Bérenguer, vice-président aux transports et à la mobilité de la communauté d’agglomération Porte de l’Isère. « 80 % des trajets de Lane auraient été effectués en voiture particulière par les passagers si le service n’existait pas. Nous avons même converti des conducteurs qui sont devenus passagers pour une partie de leur trajet pendant la semaine », précise Harald Condé Piquer.

Créer l’offre avant la demande

Le développement des nouvelles lignes s’effectue en tenant compte des spécificités locales. « Certains territoires sont concernés par un gros flux autoroutier, d’autres ont un trafic plus ténu mais connaissent une plus forte solidarité, avec parfois aussi plus de facilité pour s’arrêter », détaille Harald Condé Piquer. Pour cette raison, Ecov insiste sur la partie étude et R&D. « Nous commençons d’abord par créer l’offre, en visant les conducteurs, avec un nombre de conducteurs suffisants par heure pour lancer le service afin de massifier la pratique. Cela passe par le démarchage des différents employeurs d’un même bassin d’emploi », énonce-t-il.

La startup entend également développer son offre avec d’autres partenaires, comme des prestataires de vélo ou de trottinettes. « Les conducteurs ne veulent pas faire de gros détours, donc la solution de porte à porte s’effectuera avec d’autres acteurs de la mobilité douce, avec lesquels nous sommes en train de monter des partenariats. » Pour ce responsable de développement, le covoiturage n’a pas encore atteint son rythme de croisière. « Les chiffres dévoilés par Île-de-France Mobilités, qui indiquent une moyenne de 1 500 trajets covoiturés par jour (2 000 les jours de grève), ont permis de révéler ces pratiques, qui ne fonctionnent pas uniquement les jours de grève, mais nous nous trouvons encore en bas de la courbe du potentiel », observe Harald Condé Piquer.

Retour au sommaire
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format