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Les navettes autonomes Milla en sortie sur Vélizy et Aix

La société Milla, qui travaille en tant que sous-traitant pour automatiser les véhicules de plusieurs constructeurs, compte se faire reconnaître comme un acteur à part entière. Après un lancement à Vélizy en septembre, sa navette Milla Pod tournera également dans la garrigue provençale début 2020.

Le 12 septembre dernier, la ville de Vélizy-Villacoublay (78) a inauguré un service de navette autonome faisant appel aux services de la Milla Pod, un véhicule conçu à Meudon (92). Cet engin de cinq places assises est doté de formes abruptes, qui rompent avec l’esthétique tout en rondeur des modèles développés par la concurrence. La Milla Pod a la possibilité de se mouvoir jusqu’à 50 km/h en milieu ouvert, mais se contente de rouler à 30 km/h dans la cité francilienne.

Deux navettes autonomes effectuent tous les jours pendant six mois un circuit de 4 km, permettant de rejoindre une station du T6. Le service, gratuit, est accessible aux habitants munis d’un pass RFID, qu’ils badgent en rentrant dans la navette. L’itinéraire comporte sept arrêts, sur les créneaux horaires de 7 h 30 à 9 heures, puis de 17 à 19 heures. « Le temps d’attente ne dépasse pas quatre minutes, on s’en sort très bien avec deux navettes », indique Frédéric Mathis, président de Milla Group. En dehors des heures de pointe, il est possible de réserver la navette depuis une application, qui indique le lieu de collecte le plus proche. Le véhicule propose un poste de « safety driver », obligatoire pour circuler sur route ouverte, sachant que le poste de pilotage peut être installé en une demi-journée. « C’est une première en Île-de-France, et peut-être en France, de voir ce véhicule circuler comme un autre au milieu du trafic urbain, et sans aménagements spécifiques », avait indiqué Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, lors de l’inauguration du service. À Vélizy, le Milla Pod ne bénéficie d’aucune infrastructure connectée de type V2X. « Nous avons fait d’abord rouler un véhicule de reconnaissance et nous avons établi notre propre cartographie », précise Frédéric Mathis. La région a mis 400 000 € dans ce projet de 3 M€. Un budget conséquent pour transporter « une centaine de riverains » jusqu’en mars 2020.

Quid de l’après expérimentation?

Après quatre semaines d’expérimentation, les premiers retours s’avèrent « très positifs », selon Frédéric Mathis. Ce dernier ne note « aucun problème d’acceptabilité » de la part des personnes transportées avec, au contraire, une certaine appétence, notamment de la part des personnes âgées qui semblent plébisciter ce mode de transport. « Nous espérons une extension du service à la fin du mois de mars, avec l’idée de proposer ce service aux détenteurs du pass Navigo. Les navettes Milla circulent dans des rues pavillonnaires, assez étroites, où les bus ne pourraient pas passer et feraient trop de bruit. De plus, le nombre assez restreint de voyageurs ne rendrait pas forcément l’opération rentable. L’usage des navettes autonomes est donc particulièrement adapté », argumente-t-il. Son entreprise, issue de la compétition automobile, a développé la Milla Pod sur une base de la BeeBee, un véhicule de loisir lancé en 2016 à destination des marchés balnéaires. Millad Group s’est toutefois clairement recentrée sur le véhicule autonome.

Moins connue que Navya ou d’autres acteurs, cette société intègre les compétences de sa filiale ISFM (Intelligent Systems For Mobility), une société d’ingénierie spécialisée dans la conduite autonome, créée par un ancien de Vedecom et qui travaille en tant que sous-traitant à l’automatisation des véhicules « de grands constructeurs français, sachant que nous intervenons sur de très nombreuses expérimentations », selon son président.

Un circuit de 10 km en Provence

Les navettes Milla tourneront également dans la garrigue provençale à partir de janvier 2020, avec des premiers repérages en novembre. Pendant trois ans, les véhicules autonomes vont relier la gare Aix-TGV et la zone de la Duranne, via le Technopôle de l’Arbois, en passant par des chemins ruraux. Un périple de 10 km qui pourrait se passer de conducteur mi-2021, avec l’idée, là-encore, d’explorer des solutions de transports pertinentes, dans des zones peu denses, en complémentarité avec des grandes lignes de transport en commun. Un projet d’envergure pour ISFM, qui devrait faire « quelques nouvelles annonces » d’ici la fin de l’année, sachant que l’entreprise a également noué des contacts en Chine, pour y développer des navettes autonomes dédiées au transport de marchandises cette fois-ci.

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