À l’heure où nous bouclons ce premier numéro de l’année, le conflit social sur la réforme des retraites se poursuit. Bientôt 40 jours de grève, dont les conséquences se ressentent fortement en Ile-de-France, particulièrement affectée par les blocages des transports publics. Le manque à gagner pour la SNCF étant évalué à 20 millions d’euros par jour, il est facile de faire le calcul. S’y ajoutera le remboursement des abonnements TER. Du côté de la RATP, la perte dépasserait 150 millions d’euros, en tenant compte des compensations à verser à la région Ile-de-France. Du côté des secteurs du commerce, de l’hôtellerie, et du tourisme, la chute d’activité atteindrait 700 millions d’euros…
Certes, la paralysie des trains a généré un report important sur les cars longue distance, et le renforcement des liaisons routières interurbaines dans certaines régions. Reste à déterminer si le bilan global sera nettement positif, puisque de nombreuses excursions touristiques et autres sorties de fin d’année ont été annulées. Dans tous les cas, c’est l’impression d’un énorme gâchis qui domine, d’autant que les négociations entre le gouvernement et les syndicats pourraient bien aboutir à un compromis très éloigné du big bang annoncé. Il faudra donc s’attendre à ce que le sujet des retraites revienne sur la table d’ici quelques années, avec des effets similaires. Tout cela n’aura malheureusement pas permis d’apaiser les esprits, ni même de se demander pourquoi, dans un pays où plus de 3 millions de personnes sont à la recherche d’un emploi, la retraite apparaît comme un totem absolu.
Vous allez le constater au fil des pages de ce numéro, Bus&Car Connexion se modernise et fait évoluer sa maquette. L’objectif est de gagner en dynamisme et en confort de lecture, avec davantage de rythme et des accroches de lecture rapide. Le déroulé a également été revu et simplifié. La première séquence, L’Essentiel, reste consacrée aux actualités; viennent ensuite des articles de fond, puis le Cahier Connexion, partie magazine à proprement parler.
