En Charente, un an Après avoir confié l’exploitation de Transcom, son réseau de bus, en sous-traitance à la Société de transport du Grand Angoulême (STGA), moyennant une enveloppe annuelle d’environ 1,2 million d’euros, la communauté d’agglomération du Grand Cognac (70 000 habitants sur 57 communes) a choisi d’enrichir celui-ci de deux nouvelles lignes. La première, « E », assure la liaison entre le centre de Cognac et la commune de Merpins. Pour Jérôme Sourisseau, président de l’agglomération, « elle comble un manque en permettant à de nombreux salariés qui arrivent à la gare de Cognac de bénéficier désormais d’un moyen de transport pour se rendre sur la zone industrielle de Merpins ». Quant à la seconde ligne, baptisée « F », elle met en relation trois petites communes rurales, Jarnac, Segonzac et Mainxe, qui n’avaient pas de liaison routière entre elles. Pour assurer le bon fonctionnement de ces dessertes, la collectivité a engagé 480 000 euros dans l’achat de trois nouveaux véhicules dont un de 70 places. « C’est aussi l’occasion de renouveler un parc vieillissant », a tenu à souligner le président Sourisseau. Avec ces acquisitions, Transcom dispose aujourd’hui de trois midibus et de six minibus.
Ces premières créations de lignes vont sans doute en appeler de futures. En effet, l’agglomération, qui a connu une croissance de fréquentation de son réseau de 20 % entre 2017 et 2018 (1,5 million de voyages en 2018), projette déjà une nouvelle ligne entre Châteauneuf et Cognac pour septembre prochain; mois qui s’annonce chargé puisque la collectivité récupérera du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine le transport scolaire, soit environ 2 000 usagers en plus à gérer.
