Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Hyperloop: la Région Nouvelle-Aquitaine débloque 2 millions d’euros

Alors que certains, en Limousin, commencent à faire rimer Hyperloop avec entourloupe, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine vient d’apporter son soutien financier (2 M€) à Transpod, via des fonds européens (Feder). De quoi redonner de la crédibilité au projet, au moins concernant la piste d’essai et son centre technique, prévus à proximité de Limoges. Les travaux d’aménagement, annoncés pour l’été 2019, puis pour la fin d’année, devraient commencer en mars, selon Sébastien, Gendron, le PDG de Transpod. La levée des fonds nécessaires (environ 20 M€, publics et privés), qui devait être bouclée en octobre, puis en décembre, ayant pris du retard. Le tour de table sera peut-être facilité par la décision du conseil régional des Pouilles (Italie) d’accorder 17,56 M€ de fonds européens à Transpod Italy.

Vigilance quant aux retombées économiques

Plus mesuré en termes d’engagement financier, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, n’a jamais caché ses doutes quant à Hyperloop. « Nous avons fléché une partie de l’aide vers plusieurs laboratoires de l’université de Limoges, explique-t-il. Il faudra être vigilant sur les retombées de la recherche pour les entreprises du Limousin, et vérifier que tout ne parte pas vers Toronto. »

Parmi les marchés identifiés, la signalisation et la communication pour les systèmes de transport, la transmission de puissance sans contact, les systèmes de propulsion sans pièces mobiles pour les transports et les ascenseurs. Avec un impact économique en région sous trois à cinq ans. Par ailleurs, le personnel du centre d’essai conduira, avec l’école de management de Limoges, l’étude de faisabilité pour la liaison Paris-Orléans-Châteauroux-Limoges-Toulouse. Alain Rousset insiste toutefois: « Je ne voudrais pas que ce projet Transpod soit conçu comme ce qui va régler le désenclavement de Limoges. Celui-ci se réglera par la mise à 2X2 voies de la RN147 et la régénération du POLT. »

Nouveau plan de déplacements urbains pour Limoges

Limoges Métropole a adopté son nouveau PDU et se fixe des objectifs ambitieux. Ainsi, la communauté urbaine veut réduire d’ici 2030 la part modale de l’automobile de 49 % à 40 % et entend développer celle des transports en commun (TC) de 10 à 13 %, celle de la marche de 26 à 29 %, et la part modale du vélo de 0,80 % à 4 %. Ce PDU co-construit par les élus et les services de l’agglomération et de la Ville? signe d’un relatif apaisement entre les deux collectivités dont l’antagonisme politique a longtemps ralenti les processus de décision? s’articule autour de trois axes. Le premier étant le développement de l’offre de mobilité et du réseau de transport, avec, principalement, la restructuration totale en 2024 du réseau de TC autour de deux lignes BHNS structurantes, mais aussi le développement d’une offre cohérente en interurbain et ferroviaire et le déploiement effectif du schéma directeur intercommunal des aménagements cyclables (Sdiac). Si le déploiement du Sdiac adopté en 2016 a, pour l’heure, été relativement timide, le vélo? notamment le VAE? connaît quant à lui un beau développement malgré la topographie de la ville grâce à V’lim, dispositif de prêt créé par Limoges Métropole en 2013. L’axe 2 du PDU prévoit le développement de pôles d’échanges, une simplification de la tarification, une billétique unique pour les différentes offres de mobilités et un développement de l’information multimodale, ainsi que des actions fortes en matière de stationnement. La voiture est au centre de l’axe 3 qui prévoit notamment de réduire les vitesses autorisées et de développer l’électromobilité ainsi que les véhicules propres. Si la pierre angulaire de ce PDU? dont le coût est estimé entre 132 et 178 M€, BHNS compris? reste, bien entendu, la création de deux lignes structurantes de BHNS, les premières modifications importantes du réseau de TC se produiront en septembre 2020 avec, d’une part, la création d’un nouveau TAD cadencé à 60 min pour toutes les communes de Limoges Métropole ne disposant pas d’une ligne régulière, TAD à destination de Limoges, du bourg de la commune concernée ou d’une autre commune limougeaude. Avec, d’autre part, le remplacement de deux lignes régulières de l’actuel réseau par une seule autre à l’offre plus consistante. Une autre phase de transformation du réseau interviendra en septembre 2022, grâce à la création, à l’est de la ville, d’une rocade s’appuyant sur les boulevards extérieurs, qui permettra de réduire le nombre de bus circulant dans l’hypercentre.

Retour au sommaire

Auteur

  • Olivier Jacquinot
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format