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Transition énergétique.

Hydrogène Le soutien à la filière se renforce

Alors que le Gouvernement vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour des projets d’envergure nationale ou internationale, l’Ademe a divulgué dix nouveaux lauréats d’un précédent appel à projets.

À l’occasion de la réunion annuelle de l’Hydrogen Council, qui se tenait à Versailles le 20 janvier, les ministres en charge du développement de la filière hydrogène ont annoncé le résultat d’un appel à projets concernant la mobilité, lancé en octobre 2018. Une dizaine de candidats ayant déjà été dévoilés en mai 2019, l’exécutif a donc divulgué dix nouveaux projets, sélectionnés dans une seconde vague. L’ensemble des projets primés bénéficieront d’un financement global d’environ 80 M€. Ils permettront de déployer plus de 43 stations-service hydrogène (pour un objectif de 100 en 2023).

Parmi les dix nouveaux projets retenus, plusieurs intègrent un écosystème constitué d’une ou plusieurs stations, destinées à alimenter des bus à hydrogène ainsi que des bennes à ordures ménagères et parfois des véhicules légers ou des camions. C’est le cas notamment du projet DMSE 2 porté par la Métropole de Dijon, qui souhaite installer deux stations, l’une au nord et l’autre au sud de la ville, qui alimenteront à terme 27 bus de 12 et 18 m et des bennes à ordures ménagères.

Du côté de Châteauroux, le projet Hyber compte pour sa part développer un écosystème hydrogène dans le département de l’Indre. Les usages visés concernent à la fois le transport collectif en milieu urbain, par l’acquisition de six bus de 12 et 18 m par Châteauroux Métropole, et des déplacements professionnels avec une centaine de véhicules et utilitaires légers acquis par différents opérateurs privés. L’hydrogène sera produit sur place, par un électrolyseur, opéré par Storengy et Châteauroux Métropole, qui sera implanté au dépôt de bus. Il est prévu qu’il soit connecté au réseau électrique, avec un rattachement à terme à un futur parc photovoltaïque de proximité.

Plutôt atypique, le projet H2Ouest s’articule autour d’une production d’hydrogène renouvelable localisée sur le parc éolien de Bouin, auquel un électrolyseur sera directement connecté. Cette production locale alimentera des stations-service modulables à La Roche-sur-Yon, Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et au Mans. Ces équipements alimenteront des bus, dont dix unités au sein du réseau Manseau, des bennes à ordures ménagères et des poids lourds. D’autres stations sont également prévues sur ce territoire.

Projets exclusivement TRV

D’autres projets sont consacrés, pour le moment, au développement de seules lignes de bus hydrogène. Le Syndicat mixte des transports Artois-Gohelle (SMTAG) s’est récemment distingué en étant l’une des premières autorités organisatrices de la mobilité à exploiter des bus hydrogène (depuis l’été 2019) dans le cadre d’une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS). Le SMTAG envisage à présent d’étendre ce service en prolongeant la ligne, ce qui nécessite d’accroître le parc de bus de six à neuf unités et d’augmenter les capacités de la station hydrogène au dépôt des bus.

Porté par la métropole de Montpellier, MH2 (Montpellier Horizon Hydrogène) compte déployer 21 bus hydrogène sur deux nouvelles lignes BHNS. Ils se ravitailleront avec du carburant produit localement par électrolyse, l’électricité provenant majoritairement d’une installation photovoltaïque de 2,8 MWc intégrée aux toitures et au bassin de rétention du site. À Lyon, le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise (Sytral) envisage d’acquérir deux bus à hydrogène qui s’alimenteront sur une infrastructure déjà existante. L’expérimentation a pour but de valider la technologie en vue d’un renouvellement de la flotte de bus articulés à horizon 2025, dont le choix du carburant est encore en discussion.

Marchandises, déchets et taxis

L’Ademe n’a pas oublié les porteurs de projets faisant la promotion d’un transport de marchandises plus propre. Dans le sud-est de la France, le projet Hyammed compte tester l’exploitation de camions électriques hydrogène pour l’acheminement longue distance de marchandises. En Île-de-France, un autre projet dédié au transport de déchets est porté par Semardel, 2e syndicat de traitement de France: l’implantation d’une station sur l’écosite de Vert-le-Grand (Essonne), qui sera partiellement alimenté par de l’énergie photovoltaïque produite sur place, et alimentera une flotte de plusieurs camions ainsi que trois bus. Toujours en Île-de-France, la flotte de taxis hydrogène Hype compte passer de 100 à 600 véhicules d’ici la fin 2020, avec la création de trois nouvelles stations basées sur la technologie de l’électrolyse.

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Auteur

  • Grégoire Hamon
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