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Lyon – Trévoux: un bus à hydrogène en 2025

Belle vitrine en perspective pour celui qui fournira le futur BHNS à hydrogène prévu entre Lyon et Trévoux! Dans la région lyonnaise, c’est bien une solution de ce type qui redonnera vie à une ex-voie ferrée en 2025. Après une concertation lancée fin 2019, la région Auvergne Rhône-Alpes a levé le voile le 31 janvier sur la suite du projet de liaison de 28 kilomètres entre Lyon (Rhône) et Trévoux (Ain), avec une dizaine d’arrêts prévus. Vu l’engorgement routier du Val de Saône, ce service pourrait séduire 7 500 à 9 500 voyageurs par jour vers 2030.

Pour sortir de Lyon depuis Perrache, le BHNS utilisera la voirie routière sur 10 kilomètres, car l’ex-ligne ferroviaire à voie unique ne peut être utilisée. Mais le bus pourra circuler sur 18 kilomètres de l’ancienne plateforme ferroviaire, de Sathenay à Trévoux. Pour pouvoir passer la vitesse supérieure, la Région espère en fin d’année le transfert de propriété de l’infrastructure, appartenant à SNCF Réseau. Les services de la collectivité auront aussi connaissance du bilan des études pré-opérationnelles concernant ce volet, sachant qu’il y a une foule d’obstacles à prendre en compte: ponts et viaducs, relief prononcé, urbanisation dense, environnement naturel protégé. Coût de cette étude: 1,8 million d’euros partagés entre Région (57 %), Métropole de Lyon (28 %), département de l’Ain (12 %) et la communauté de communes Dombes Saône Vallée (3 %).

Facture totale inconnue

Ensuite, la Région prévoit assez vite une autre étude sur la définition du matériel roulant. « Ce projet sera articulé avec Zero Emission Valley, un programme de 70 millions d’euros destiné à créer en Auvergne-Rhône-Alpes une filière d’excellence de l’hydrogène. Il englobe aussi la conversion de TER à cette énergie », explique l’entourage de Laurent Waucquiez, le président de la Région. La collectivité, pilote du projet, espère une baisse du prix des bus, dont le prix atteint 800 000 € aujourd’hui. Quel sera le nombre de véhicules à commander? Difficile à dire, élude la Région, mais le fait que le service sera cadencé au quart d’heure durant les pointes et qu’il devrait fonctionner sur une grande amplitude constitue un indice intéressant. Quant au montant total de la facture de cette future ligne, là aussi, le conseil régional ne veut pas se prononcer. Mais l’unité de calcul devrait être la dizaine de millions d’euros.

Pour la construction de la station à hydrogène, le maître d’ouvrage rêve d’un coût nul grâce à l’implication du secteur privé. « Plusieurs groupes importants font partie du programme Zero Emission Valley, comme Engie, Michelin, propriétaire de Symbio, sans compter la Caisse des dépôts », pointe-t-on à la Région.

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Auteur

  • Marc Fressoz
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