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Le train léger a besoin de soutiens

C’est la bonne idée ferroviaire de Jean-Baptiste Djebbari, soufflée par le rapport Philizot: créer une filière ferroviaire du train léger, adapté au modèle économique frugal des lignes peu circulées. Les économies pourraient atteindre, selon lui, « de 25 à 35 % ». Et c’est une condition nécessaire au maintien de certaines dessertes. Il s’agirait « de trains de moins de 10 tonnes à l’essieu, au lieu de 12, avec une capacité de 80 à 100 personnes au lieu de 200 », a détaillé le secrétaire d’État devant le Sénat, le 25 février. Il souhaite des expérimentations avant la fin du quinquennat. Le lancement de cette filière devait être officialisé en mars. Toutefois, des voix conservatrices s’élèvent au sein du système ferroviaire pour tempérer cette stratégie. Les opérateurs seraient réticents à investir dans des petites séries très spécifiques, l’offre des constructeurs serait très faible (et surtout, pas française). Toutefois, CAF et Stadler seraient en mesure d’en fournir.

1 500 km de lignes à surclasser

En attendant, il faudra financer la remise en état de 1 500 km de lignes secondaires, qui doivent être intégrées dans le réseau principal. Le secrétaire d’État chiffre les « dépenses » supplémentaires pour SNCF Réseau à 1,4 milliard d’euros, sans compter 330 millions de plus à trouver pour les contrats de plan. Quel tournis… Sur l’addition, cela s’ajoute aux 7,6 milliards d’euros nécessaires pour régénérer le réseau secondaire d’ici à 2028.

L’argent étant rare, la signature d’accords entre l’État et les Régions pour expérimenter les solutions préconisées dans le rapport Philizot, se font au compte-gouttes (seules Grand-Est et Centre-Val de Loire sont concernées). Pour faire avaler la pilule à Bercy, le ministère des Transports cherche à serrer les devis. L’enveloppe de 1,4 milliard d’euros intègre ainsi 300 millions d’économies internes, obtenues avec beaucoup de « si ». Cela suppose que le surclassement de 1 500 km de lignes génère un surcroît de recettes de péage, tout comme la relance des services sur les petites lignes. L’État compte aussi sur des efforts de productivité de SNCF Réseau. Reste qu’on n’a jamais vu des jardins à la française dessinés par les acteurs ferroviaires pousser droit.

Trois classes pour les 9 100 km de petites lignes

1 000 km peuvent être transférées aux Régions

1 500 km peuvent être surclassées dans le réseau structurant pris en charge à 100 % par SNCF Réseau

6 500 km peuvent faire l’objet d’un financement Régions/SNCF Réseau

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Auteur

  • Marc Fressoz
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