La petite ville de Monheim, entre Düsseldorf et Leverkusen sur les bords du Rhin, devient la première commune d’Allemagne à mettre en place une véritable ligne de transports en commun desservie par quatre navettes électriques et autonomes EZ10, qui la parcourent à 16 km/h. Une cinquième navette est disponible comme véhicule de réserve.
À l’issue de deux années et 1 000 km de tests en tout genre, le premier véhicule s’est lancé dans les rues de cette ville de 40 000 habitants le mercredi 26 février, avec un retard de presque trois heures, à cause de bourrasques de neige. À son bord, un opérateur, équipé d’un joystick. « Les tests que nous avons menés montrent qu’une poubelle mal rangée peut suffire à faire arrêter la navette », précise la municipalité. Les navettes circulent avec du courant à 100 % propre et sont rechargées de nuit dans un dépôt spécifique, équipé de bornes de rechargement.
Les navettes blanches circulent sur la ligne A.01, longue de 2,7 km entre la gare et le centre-ville, à raison d’un passage tous les quarts d’heure sept jours sur sept entre 6 h 49 et 23 h. Le trajet comporte sept arrêts. 11 passagers, dont six assis, peuvent monter à bord, en plus de l’opérateur. Une rampe permet aux passagers handicapés d’emprunter les navettes. Le trajet est gratuit.
Le projet est financé à 10 % par la ville, et à 90 % par les autorités du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie qui investissent 2,1 millions d’euros dans le projet prévu pour durer jusqu’en 2025. L’achat des cinq véhicules a coûté 1,5 million d’euros. Une navette coûte donc presque autant qu’un bus à moteur diesel pouvant transporter douze fois plus de passagers.
L’université d’Aix-la-Chapelle accompagne le projet, afin de déterminer dans quelle mesure le recours à des véhicules autonomes peut modifier les habitudes des usagers, et d’évaluer la confiance des différents usagers de la route.
